La chasse aux chômeurs: La chronique d’Aymeric Lompret dans « La dernière »

Dans sa dernière chronique, Dayméric Lompret dépeint avec ironie et justesse la traque aux chômeurs, transformée en sport national. Entre contrôles aléatoires, suspicions systématiques et discours culpabilisants, les sans-emploi deviennent des cibles faciles dans un système qui préfère pointer du doigt plutôt que de proposer des solutions. L’humour mordant de Lompret révèle l’hypocrisie d’une société qui criminalise la précarité tout en fermant les yeux sur les vrais responsables : des politiques économiques défaillantes et un marché du travail toujours plus exclusif.

Et si, au lieu de traquer, on écoutait ? Et si, au lieu de sanctionner, on accompagnait ? La question mérite d’être posée, surtout quand le rire, aussi acide soit-il, devient le dernier rempart contre l’injustice.

29 Comments

  1. foizon

    Très intéressante analyse, Dayméric ! Tu soulèves un point crucial : la stigmatisation des chômeurs est souvent un moyen de détourner l’attention des vrais problèmes structurels (précarité, automatisation, etc.). J’aimerais savoir ce que tu penses des solutions concrètes pour briser ce cycle, comme le revenu universel ou la formation continue obligatoire pour tous. Un sujet qui mérite plus de débats.

  2. Colombine

    Cette chronique met le doigt là où ça fait mal : la stigmatisation des chômeurs comme s’ils étaient les seuls responsables de la crise. Merci à Lompret de remettre les pendules à l’heure avec humour et lucidité.

    • Leslie

      Superbe texte, il y a un mélange réussi de colère et de dérision. On rit, mais on sent qu’il y a urgence à changer le discours public envers ceux qui n’ont plus d’emploi.

  3. Pépita

    Dans un couvent, les soeurs ont été violées par une bande de jeunes.
    La police arrive et découvre que toutes les soeurs ont les vêtements arrachés.
    Une seule est encore très bien habillée et propre.
    L’inspecteur lui demande alors : « Et vous ma soeur, vous n’avez pas été violée ? ».
    Elle répond : « Ho non ! Moi j’ai pas voulu ».

  4. Marie

    Une maman réprimande son fils :

    – La voisine t’offre gentiment un gâteau et toi, tout ce que tu trouves pour la remercier, c’est de lancer une pierre contre sa fenêtre et de lui casser un carreau.

    – Mais, maman, ce n’est pas une pierre que j’ai jetée, c’est le gâteau

  5. Adélaïs

    Voilà des centaines et des centaines d’années que le vieux saint Joseph a pris l’habitude de descendre chaque samedi sur terre pour y boire un petit ballon de blanc. Puis un deuxième. Puis encore un autre…

    Ce soir-là, il se présente à la porte du paradis bourré comme une huître, l’auréole de travers et le nez plus rouge que jamais.
    – Quelle honte ! lui dit saint Pierre. Cette fois, c’est terminé ! Défendu de descendre sur terre.
    – Vous rigolez ?
    – Non, Joseph, je ne rigole pas. Le Bon Dieu lui-même m’a donné l’ordre de vous interdire de redescendre, à l’avenir.
    – Pour toujours ?
    – Pour toujours.
    – Pour les siècles des siècles ?
    – Pour les siècles des siècles. Amen.
    – Très bien ! dit saint Joseph, furieux. Puisque c’est comme ça, vous l’aurez voulu. Marie ! Les bagages, le petit ! Nous partons !

    • Jeanne

      Au restaurant, le garçon récapitule :

      – Nous disions donc : pâté en croûte et ses pommes Salardaises, queues de langouste sauce Thermidor, foie gras poêlé aux truffes noires du Périgord.
      Et avec ça monsieur prendra ?

      Son épouse réplique alors :
      – Du ventre certainement

  6. Line

    À la grande époque soviétique, un lapin décide de quitter l’URSS et parvient à traverser le rideau de fer. De l’autre côté, il fait la connaissance d’un autre lapin qui l’interroge sur les raisons de sa fuite :
    – Andropov avait décidé d’organiser une chasse à l’ours, lui explique-t-il.
    – Mais, réplique l’autre, tu n’es pas un ours, tu es un lapin !
    – Oui, lui répond le premier lapin, mais je n’ai pas de papiers qui le prouvent

  7. Magnolia

    Pourquoi la petite fille tombe-t-elle de la balançoire?

    – Parce qu’elle n’a pas de bras

    • Giuliana

      Ce que j’ai aimé : l’article ne se contente pas de dénoncer, il interroge aussi la société. Est-ce qu’on soupçonne trop vite le chômeur de paresse ? Est-ce qu’on oublie l’absurdité du système ? Très bonne chronique.

      • roky

        Merci pour cette chronique qui met des mots sur ce que tant de gens vivent. Comme toi, je trouve révoltant de voir comment on criminalise la pauvreté tout en fermant les yeux sur les abus des employeurs ou les failles du système. Quand est-ce qu’on arrêtera de traiter les chômeurs comme des coupables ?

  8. Anaïs

    Un jeune discute avec son père paysan :
    – Papa, plus tard, j’ai envie d’être acteur.
    – T’as de la chance mon p’tiot ! Parce que dans notre métier, y’en a plein des tracteurs.

  9. Marguerite

    Comment appelle-t’on une baguette qui ne trouve pas son chemin ?

    Un pain perdu.

    • Soizic

      Un type arrive un matin au bureau tout épanoui et annonce à ses collègues :
      « Dîtes les gars, vous êtes tous cocus !
      – Et pourquoi nous ?
      – Parce qu’hier soir, j’ai couché avec ma femme ! »

  10. Natty

    Deux vieux discutent…
    – Que penses-tu faire cet arpès midi ?
    – Rien du tout lui répond l’autre !
    – Ah bon mais c’est pas déjà ce que tu as fait hier ? demande le premier ?
    – Oui mais j’ai pas fini !

  11. Charlotte

    Le gouvernement fait tout pour faire baisser les chiffres du chômage. Mais il devrait dépenser son énergie a créer de l’emploi.
    La magouille c’est tout ce que font nos élus.

  12. On fait des économies a bout de chandelle sur les plus pauvres. Alors que les riches se gavent de saumon et de caviar.

    • Oui, le chômage n’est pas un hasard. Il est voulut et ce n’est pas prêt de s’arranger.

      • Isabelle

        Parfois, l’humour ramène mieux que n’importe quel discours : quand Lompret parle de “la chasse” aux chômeurs, ça sonne comme un miroir qu’on ne peut plus ignorer. Cet article fait très bien ressortir ce drôle de jeu à huis-clos entre pouvoir, médias et population.

  13. Le gouvernement en place fait beaucoup de promesses mais il y a seulement des paroles.
    Attendons le 11 septembre pour voir le peuple se soulever.

  14. Yvette

    Un ivrogne tenant à peine sur ses jambes s’affale sur le comptoir d’un bar de nuit parisien.
    Le seul autre client du bar également en état d’ébriété lui tape sur l’épaule et l’interpelle :
    – Hé l’ami de quelle ville es-tu ?
    Le premier répond :
    – Je viens de Bordeaux. Et a Bordeaux, on sait boire !
    L’interlocuteur sursaute
    – Pas vrai ! Sais-tu que moi aussi je suis de Bordeaux. Et quel age as-tu ?
    L’ivrogne réfléchit et lance :
    – J’ai 27 ans je suis du 19 mai 75
    – Pas possible ! Moi aussi du 19 mai 75. Eh l’ami, à quelle école as-tu donc été
    quand tu étais petit ?
    Le premier prend de longues secondes pour finalement dire :
    – A l’école Jean Jaurès ! Ne me dis pas que toi aussi ?
    – Eh ben si figure toi! Jean Jaurès aussi précise l’autre avant de scander à l’adresse du barman
    – Tournée générale en l’honneur de mon nouveau pote !
    A ce moment-la un habitué entre dans le bar et lance au barman
    – Alors quoi de neuf patron ?
    L’homme derrière le comptoir
    – Pas grand chose, la routine, les jumeaux sont bourrés comme d’habitude

    • Marie

      Le chômage est fait exprès pour maintenir les salaires bas

      • lance

        Attends, mais si on inverse le raisonnement : et si le vrai problème, c’était l’absence de motivation chez certains ? Je ne dis pas que c’est la majorité, mais il y a aussi des abus du système… Qu’en penses-tu ? (Je précise que je ne suis pas d’accord avec la chasse aux chômeurs, mais le débat mérite d’être nuancé, non ?)

  15. Louise

    L’adjudant a demandé au soldat Lafleur de creuser un grand trou pour y enterrer les ordures de la cuisine.
    Une heure après, il vient vérifier le travail. Il n’y a plus d’ordures, mais il y a un immense tas de terre.
    Alors il s’écrie, furieux:
    – Lafleur, vous me ferez huit jours, subséquemment que vous n’avez pas fait un trou assez grand
    pour contenir à la fois les ordures et la terre du trou…

  16. Audrey

    Pourquoi les papas sont-ils si fiers de leurs voitures ?
    Parce qu’elles sont comme des membres de la famille, avec quatre roues

    • Klaudia

      Au-delà de la vanne, ce texte rappelle que le chômage ce n’est pas juste un “problème économique”, c’est une question de dignité, de représentation. Et si on ne change pas nos mots, on finit par normaliser la honte. Merci pour ce coup de gueule réfléchi.

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