un flic contre un tueur de genie

mission mortelle: une ville et un homme

Dans « Un flic » (1972), Jean-Pierre Melville signe un polar où Alain Delon incarne Coleman, commissaire désabusé, face à un malfrat interprété par Richard Crenna. Le film explore la frontière ténue entre flics et voyous, dans une atmosphère glaciale et stylisée. Les dialogues sont rares, les regards en disent long. Melville, maître du suspense, étire chaque scène avec une précision chirurgicale, notamment la célèbre séquence du train, symbole d’une tension inéluctable. Catherine Deneuve complète ce triangle fatal, ajoutant une touche de mélancolie. Si certains critiquent un rythme lent, d’autres saluent l’intensité des acteurs et la mise en scène épurée. Dernière collaboration entre Melville et Delon, « Un flic » reste un hommage au cinéma noir, où chaque plan est une œuvre d’art. Un duel psychologique plus qu’un simple thriller, où le génie réside dans la subtilité des non-dits et la beauté des silences.

Commentaires

4 réponses à “un flic contre un tueur de genie”

  1. Avatar de Dominique
    Dominique

    L’idée que l’intelligence puisse être une arme aussi redoutable qu’un couteau est glaçante. Est-ce que tu crois que la société est assez armée pour détecter et contrer ce genre de profils ? (Spoiler : je vote non, et ça me stresse.)

  2. Avatar de Denise
    Denise

    Ton analyse est ultra-précise, comme d’hab ! La façon dont tu décortiques les stratégies des deux personnages donne envie de relire le film/livre en question. Un petit bémol : j’aurais aimé un paragraphe sur la psychologie du flic, qui semble presque sous-estimée face au génie du tueur. Qu’en penses-tu ?

  3. Avatar de David
    David

    Waouh, ce face-à-face m’a scotché ! J’adore quand les histoires jouent sur l’ambiguïté morale : on en vient presque à admirer le tueur, malgré ses actes. Et toi, est-ce que tu penses qu’un scénario comme celui-là pourrait vraiment exister dans la vraie vie ? (En espérant que non, bien sûr…)

  4. Avatar de Danièle
    Danièle

    Fascinant de voir comment l’article met en lumière la dynamique entre un policier ‘classique’ et un criminel au QI exceptionnel. Cela rappelle les grands duos comme Sherlock Holmes et Moriarty, mais avec une touche moderne. Est-ce que, selon toi, le génie du tueur finit toujours par être son talon d’Achille ? J’aimerais ton avis sur les limites de l’intelligence pure face à l’instinct et l’expérience du terrain.

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