un flic contre un tueur de genie
Dans « Un flic » (1972), Jean-Pierre Melville signe un polar où Alain Delon incarne Coleman, commissaire désabusé, face à un malfrat interprété par Richard Crenna. Le film explore la frontière ténue entre flics et voyous, dans une atmosphère glaciale et stylisée. Les dialogues sont rares, les regards en disent long. Melville, maître du suspense, étire chaque scène avec une précision chirurgicale, notamment la célèbre séquence du train, symbole d’une tension inéluctable. Catherine Deneuve complète ce triangle fatal, ajoutant une touche de mélancolie. Si certains critiquent un rythme lent, d’autres saluent l’intensité des acteurs et la mise en scène épurée. Dernière collaboration entre Melville et Delon, « Un flic » reste un hommage au cinéma noir, où chaque plan est une œuvre d’art. Un duel psychologique plus qu’un simple thriller, où le génie réside dans la subtilité des non-dits et la beauté des silences.
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