un flic contre un tueur de genie

Dans « Un flic » (1972), Jean-Pierre Melville signe un polar où Alain Delon incarne Coleman, commissaire désabusé, face à un malfrat interprété par Richard Crenna. Le film explore la frontière ténue entre flics et voyous, dans une atmosphère glaciale et stylisée. Les dialogues sont rares, les regards en disent long. Melville, maître du suspense, étire chaque scène avec une précision chirurgicale, notamment la célèbre séquence du train, symbole d’une tension inéluctable. Catherine Deneuve complète ce triangle fatal, ajoutant une touche de mélancolie. Si certains critiquent un rythme lent, d’autres saluent l’intensité des acteurs et la mise en scène épurée. Dernière collaboration entre Melville et Delon, « Un flic » reste un hommage au cinéma noir, où chaque plan est une œuvre d’art. Un duel psychologique plus qu’un simple thriller, où le génie réside dans la subtilité des non-dits et la beauté des silences.

11 comments

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Un adieu en apothéose

Dernière collaboration entre Melville et Delon, et quel final ! On sent que chaque plan est pensé comme un adieu au genre. Un film-testament, à la fois sombre et sublime.

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Delon, maître du regard

Son interprétation de Coleman est d’une sobriété bouleversante. Un flic usé, mais jamais vaincu. La fin, d’une ambiguïté magistrale, reste gravée dans les mémoires.

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Le rythme comme force

Certains trouveront le film lent, mais c’est justement cette lenteur qui rend chaque scène si puissante. Melville prend son temps pour installer une atmosphère unique, presque hypnotique.

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Un hommage au cinéma noir

Entre ombre et lumière, « Un flic » est une lettre d’amour au polar classique, mais avec une touche française inimitables. Les plans sont des tableaux, les silences des poèmes.

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Deneuve, l’élégance mélancolique

Son rôle, bien que secondaire, apporte une profondeur tragique au récit. Elle incarne à elle seule la fatalité qui plane sur ces hommes brisés. Un trio d’acteurs inoubliable.

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L’art du minimalisme

Peu de mots, beaucoup d’émotions. Melville prouve qu’un thriller peut être une œuvre d’art, portée par des acteurs au sommet et une mise en scène d’une précision chirurgicale. Un film à savourer comme un vin rare.

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Un duel hypnotique

Melville et Delon signent ici un face-à-face d’une intensité rare. La scène du train est un chef-d’œuvre de tension, où chaque regard et chaque silence en disent plus que des dialogues. Un polar intemporel, où le génie réside dans la retenue.

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Dominique

L’idée que l’intelligence puisse être une arme aussi redoutable qu’un couteau est glaçante. Est-ce que tu crois que la société est assez armée pour détecter et contrer ce genre de profils ? (Spoiler : je vote non, et ça me stresse.)

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Denise

Ton analyse est ultra-précise, comme d’hab ! La façon dont tu décortiques les stratégies des deux personnages donne envie de relire le film/livre en question. Un petit bémol : j’aurais aimé un paragraphe sur la psychologie du flic, qui semble presque sous-estimée face au génie du tueur. Qu’en penses-tu ?

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David

Waouh, ce face-à-face m’a scotché ! J’adore quand les histoires jouent sur l’ambiguïté morale : on en vient presque à admirer le tueur, malgré ses actes. Et toi, est-ce que tu penses qu’un scénario comme celui-là pourrait vraiment exister dans la vraie vie ? (En espérant que non, bien sûr…)

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Danièle

Fascinant de voir comment l’article met en lumière la dynamique entre un policier ‘classique’ et un criminel au QI exceptionnel. Cela rappelle les grands duos comme Sherlock Holmes et Moriarty, mais avec une touche moderne. Est-ce que, selon toi, le génie du tueur finit toujours par être son talon d’Achille ? J’aimerais ton avis sur les limites de l’intelligence pure face à l’instinct et l’expérience du terrain.