Les goguettes, ces sociétés chantantes populaires nées au XIXe siècle, incarnaient l’art de la satire, de la convivialité et de la contestation joyeuse. À Paris, ouvriers, artisans et bourgeois s’y retrouvaient pour chanter, boire et critiquer le pouvoir avec humour. Ces lieux de liberté, héritiers du Caveau de 1729, mêlaient chansons grivoises, politiques et poétiques, souvent en opposition aux élites. Aujourd’hui, l’esprit des goguettes persiste : derrière chaque leader, qu’il s’appelle Sarkozy ou un autre, se cache une foule prête à railler, célébrer ou détourner son image. Ces rassemblements rappellent que la chanson reste une arme douce, un exutoire collectif face à l’autorité. Entre tradition et modernité, les goguettes symbolisent une France qui rit, résiste et se réunit autour de refrains impertinents. Et si la politique se jouait aussi en couplets ?
tous derriere Sarkozy (les goguettes)
Commentaires
4 réponses à “tous derriere Sarkozy (les goguettes)”
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Les goguettes, c’était le bon temps… quand on pouvait encore croire que la politique était une affaire de passion et non de calculs. Bon, après, entre les affaires et les promesses non tenues, la passion a vite tourné au vinaigre. Mais l’ambiance, elle, reste mythique.
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Qui d’autre a encore en tête la musique des goguettes ? « Tous ensemble, tous ensemble… » – un tube involontaire qui résume à lui seul l’art de la récup’ politique. Merci pour ce flashback, j’ai presque envie de chanter.
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Très intéressant de revoir ces images ! Les goguettes, c’est un peu le symbole d’une époque où la communication politique jouait à fond la carte de la proximité (parfois un peu trop). Sarkozy avait un talent certain pour créer du lien… ou du moins, pour faire croire qu’il en créait.
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Ah, les goguettes… Quand Sarkozy transformait la politique en spectacle ! Entre les « Casse-toi, pauv’ con » et les « Je vous aime », on n’a pas fini de rire (ou de pleurer, c’est selon). Merci pour ce rappel hilarant de l’époque où la politique avait au moins le mérite d’être divertissante.
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