mauvaise policière : film d’action comique

Attention, accrochez vos ceintures et vos mégots de sandwich, car Mes Délires nous sert aujourd’hui un petit bijou du genre hybride : « Mauvaise policière », un film d’action… enfin, supposé tel. Disons que c’est de l’action comme un plat de spaghettos est un tableau abstrait : ça part dans tous les sens, ça tache, et surtout, ça fait hurler de rire.

la musique : le petit pêcheur par Manon Lisa
Une héroïne à côté de ses menottes

Le principe est simple et diablement efficace : que se passe-t-il quand la personne chargée de faire respecter la loi est elle-même la plus grande menace pour l’ordre public ? Réponse en images. Notre policière, courageuse comme pas une mais c’est à peu près sa seule qualité qui enchaîne les bavures aussi vite que les autres enchaînent les ratures. Poursuite hasardeuse, arrestation du mauvais suspect, arme de service qui part au mauvais moment… Chaque scène est une pirouette scénaristique qui prend un malin plaisir à pulvériser les codes du film d’action classique.

Là où Dirty Harry dégaine avec style, notre héroïne trébuche avec le même aplomb. Et c’est précisément là que le battement de cœur du film réside : le décalage permanent entre l’ambition (sauver le monde, ou au moins le quartier) et la réalité (crever la roue de sa propre voiture de patrouille).

L’action au service du gag

Car ne vous y trompez pas : derrière le titre de comédie se cache une vraie grammaire du cinéma d’action. Fusillades? Check. Cascades? Check. Tension dramatique en dents de scie? Re-check. Mais chaque tempo héroïque est systématiquement désamorcé par un gag bien senti. Le film joue sur ce rythme en dents de peigne : il monte la pression comme un blockbuster, puis lâche la soupape d’un trait d’esprit, et on recommence. C’est épuisant… de rire.

Les amateurs du genre reconnaîtront les clins d’œil : les ralentis dramatiques, les regards caméra intenses, la musique qui monte… et le ridicule qui débarque toujours au moment où on ne l’attend pas. Un régal pour qui a grandi avec les polars laminoirs des années 80 et 90.

Pourquoi ça marche

Ce qui fait la force de « Mauvaise policière », c’est son honnêteté. Pas de prétention, pas de message qui dépasse, juste l’envie de distraire et de faire mouche avec des moyens assumés. Le film ne cherche pas à rivaliser avec les grosses productions : il prend le contre-pied, cultive l’auto-dérision et transforme chaque contrainte en punchline. Un peu comme ces séries Z cultes qu’on regarde en boucle parce qu’elles ont une âme que les blockbusters aseptisés ont perdue en route.

C’est aussi une petite leçon de scénario déguisée : un personnage « mauvais » mais attachant vaut mille héros parfaits. On rit de ses échecs, on compatit à ses galères, et surtout, on a hâte de voir la suite de ses catastrophes. Le genre « action comique » a rarement été aussi bien résumé : de l’action, de la comédie, et rien d’autre à mettre en panne.

À voir absolument

Alors oui, la curiosité risque de vous coûter quelques zygomatiques. Mais franchement, entre un énième navet pris de lui-même au premier degré et une « Mauvaise policière » qui assume ses délires et ça tombe bien, le site s’appelle Mes Délires et le choix est vite fait.

Poussez la porte, baissez la lumière, montez le son… et laissez-vous embarquer dans la patrouille la plus calamiteuse du web. Mission pas vraiment accomplie, mais mission hilarante garantie.

Et vous, vous seriez capables de faire mieux que notre héroïne ? Exprimez-vous dans les commentaires !

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