Chaque mois de juin, des centaines de milliers de jeunes français entrent dans la salle d’examen du baccalauréat. Ils en ressortent bac en poche… ou pas. Mais entre les deux, il se passe toujours quelque chose de magique : des correcteurs exténués tombent sur des copies qui les font rire, pleurer, et parfois envisager une réorientation professionnelle. Voici un petit florilège de ces perles qui prouvent qu’à défaut de connaissances, certains candidats ont un vrai talent pour l’imagination.
Quand l’histoire devient un roman
Interrogé sur la Révolution française, un candidat affirme sans ciller : « Robespierre a été guillotiné parce qu’il avait coupé la tête à tout le monde, et les gens n’ont pas apprécié. » Logique imparable, presque philosophique. Son camarade, lui, situe la prise de la Bastille « vers 1789 après Jésus-Christ, enfin je crois, l’histoire c’est pas mon truc ». Au moins, il est honnête.
Côté Antiquité, on apprend que « Jules César a conquis la Gaule avec trois legions et un grand courage, avant de se faire poignarder par son meilleur ami. C’est la preuve qu’il ne faut jamais faire confiance à ses copains. » Une leçon de vie en bonus, c’est cadeau.
La géographie, c’est pas la mer à boire… si
Question : « Citez un fleuve français. » Réponse : « La Seine, la Loire, et le fleuve Niger, qui traverse Paris en été. » Un autre élève, visiblement confus, assure que « la France est entourée de trois mers : la Manche, la Méditerranée et la mer deBrest ». Il faut avouer que ça sonnait bien.
Sciences : l’imagination au pouvoir
En physique, on demandait d’expliquer pourquoi le ciel est bleu. Réponse d’un génie méconnu : « Parce que si le ciel était vert, on confondrait avec l’herbe, et les avions atterriraient n’importe où. » Difficile de contester. En SVT, un candidat explique que « la photosynthèse, c’est quand les plantes font de la lumière avec le soleil, un peu comme des panneau solaires, mais en vert ».
Quant à la fameuse question de mathématiques sur les probabilités, elle a inspiré ce raisonnement solide : « La probabilité que ça tombe est d’une chance sur deux : soit ça tombe, soit ça tombe pas. » Bayes peut aller se rhabiller.
Philosophie : le grand oral avant l’heure
Le bac, c’est aussi la philo. Sur le thème de la liberté, un penseur en herbe écrit : « L’homme est libre de faire ce qu’il veut, sauf quand il est en prison, malade, en couple, ou chez sa belle-mère. » Sartre n’aurait pas dit mieux. Un autre conclut sa copie sur le bonheur par cette sentence : « Le bonheur, c’est comme le wifi : on sait que ça existe, mais on capte pas toujours. »
La grâce du cancre
Faut-il se moquer de ces cancres ? Un peu, gentiment. Car ces perles ont une vertu que les copies parfaites n’ont pas : elles déculpabilisent tout le monde. Derrière chaque perle, il y a un ado qui a affronté quatre heures d’épreuve avec trois heures de révisions et un stylo qui fuyait. Et puis avouons-le : certains gardent une telle créativité qu’on se dit qu’ils finiront publicitaires, humoristes ou ministres. Alors, perles du bac, merci de nous rappeler que l’école de la vie a parfois de drôles de professeurs. Et que la prochaine session n’est jamais loin…