Depuis sa nomination comme guide suprême de l’Iran en mars 2026, succédant à son père Ali Khamenei tué lors d’une frappe israélienne le 28 février, Mojtaba Khamenei reste une figure mystérieuse, dont l’état de santé alimente spéculations et rumeurs. Selon plusieurs sources concordantes, dont le New York Times et Reuters, le nouveau dirigeant iranien a été gravement blessé lors de cette même attaque, subissant des brûlures sévères au visage et aux lèvres, ainsi que des blessures aux jambes, certaines sources évoquant même l’amputation d’un membre.
Un état physique préoccupant, mais une lucidité intacte
Les rapports indiquent que Mojtaba Khamenei, âgé de 56 ans, est « vif d’esprit et actif », malgré des blessures qui rendent la parole difficile et l’oblige à vivre reclus dans un lieu tenu secret, entouré d’une équipe médicale de haut niveau. Le président iranien Masoud Pezeshkian, lui-même chirurgien du cœur, ainsi que le ministre de la Santé, feraient partie de cette équipe. Cependant, son incapacité à apparaître en public — aucune vidéo ou enregistrement audio n’a été diffusé depuis sa nomination — et son silence radio nourrissent les interrogations sur sa capacité réelle à diriger le pays.
Une délégation de pouvoir aux Gardiens de la Révolution
Face à son état, Mojtaba Khamenei aurait « du moins pour l’instant » délégué une partie du pouvoir décisionnel à des généraux des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique du régime. Cette situation inédite soulève des questions sur la stabilité du pouvoir iranien, d’autant que le nouveau guide suprême ne communique que par des déclarations écrites, transmises selon un protocole strict. Certains médias, comme The Times, ont même évoqué un état de santé « grave », voire une incapacité temporaire à exercer ses fonctions, bien que ces informations soient contestées par d’autres sources.
Des négociations à distance
Malgré ses blessures, Mojtaba Khamenei participerait aux négociations cruciales avec les États-Unis, notamment celles ouvertes au Pakistan en avril 2026, via des audioconférences. Son entourage insiste sur sa lucidité et son implication dans les affaires de l’État, mais l’absence de preuve visuelle ou sonore laisse planer le doute.
Un mystère qui persiste
L’opacité entourant son état de santé et son lieu de convalescence — certains évoquant la ville sainte de Qom — reflète la stratégie du régime iranien : éviter de montrer toute faiblesse en période de crise. Entre rumeurs de coma, de prothèses et de tutelle des Gardiens de la Révolution, une chose est sûre : l’Iran traverse une période d’incertitude sans précédent, où la santé de son guide suprême devient un enjeu géopolitique majeur.