Contre les profiteurs de guerre. Ne nous laissons pas racketter par cette bande de voleurs !

Depuis des décennies, une même scène se répète : dès qu’un conflit éclate, une poignée d’individus se frotte les mains. Pendant que les populations fuient les bombes ou meurent sous les décombres, une élite discrète empile les milliards. Les « profiteurs de guerre » ne sont pas une légende, mais une réalité aussi cynique qu’implacable.

Prenez l’exemple de l’Ukraine. Alors que Kiev résiste à l’invasion russe, les actionnaires de Lockheed Martin, Raytheon ou BAE Systems voient leurs dividendes exploser. En 2022, les ventes d’armes des 100 plus grands fabricants mondiaux ont atteint 592 milliards de dollars, selon le SIPRI. Une manne pour les investisseurs, financée par le sang des civils. Et ce n’est pas tout : les lobbies de l’armement dépensent des millions en lobbying pour maintenir ce flux de profits. Aux États-Unis, le secteur a englouti 124 millions de dollars en 2023 pour influencer les décisions politiques. Résultat ? Des budgets militaires toujours plus gonflés, au détriment des services publics.

Mais les profiteurs ne se limitent pas aux marchands de canons. Les géants de l’énergie, comme TotalEnergies ou Shell, surfent sur les crises pour faire monter les prix. En 2022, alors que l’Europe tremblait face à la pénurie de gaz, Total a enregistré un benefice record de 20,5 milliards d’euros. Une aubaine pour ses actionnaires, une catastrophe pour les ménages précaires, contraints de choisir entre se chauffer et se nourrir. Et que dire des fonds d’investissement qui spéculent sur les denrées alimentaires ? En 2023, la famine touchait 345 millions de personnes dans le monde, selon l’ONU. Pendant ce temps, les traders pariaient sur le prix du blé, transformant la souffrance en opportunité.

La liste est longue : les laboratoires pharmaceutiques qui brevetent des médicaments vitaux à prix d’or, les multinationales qui pillent les ressources des pays en guerre, les banques qui blanchissent l’argent des trafics liés aux conflits… À chaque crise, les mêmes mécanismes se remettent en marche. Et les États ? Trop souvent complices, par passivité ou par intérêt. En France, le gouvernement a commandé pour 40 milliards d’euros d’armements entre 2022 et 2024, alors que les hôpitaux manquent de lits et que les écoles tombent en ruine.

Face à cette machine à broyer, que faire ? Boycotter les entreprises impliquées, exiger la transparence sur les lobbies, soutenir les médias indépendants qui dénoncent ces pratiques… Et surtout, refuser de normaliser l’inacceptable. Car si nous fermons les yeux, nous devenons leurs complices. La guerre est un crime, mais le profit sur la guerre est un crime contre l’humanité.

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