Accrochez-vous, chers délirants amateurs de crocs et de pieux, car aujourd’hui nous partons au Mexique traquer les suceurs de sang ! Vampires 2 : Adieu vampires (Vampires: Los Muertos), sorti directement en vidéo en 2002, est la suite du cultissime Vampires de John Carpenter (1998). Réalisé par Tommy Lee Wallace (déjà coupable du Halloween 3), ce second opus troque James Woods contre un chasseur de vampires plutôt inattendu : Jon Bon Jovi, oui, le rockeur lui-même, mallette de pieux à la main et cuir noir sur les épaules.
L’histoire : une chasse à l’aveugle sous le soleil brûlant
Derek Bliss, chasseur de vampires solitaire et mercenaire, est engagé par le Vatican pour nettoyer un nid de morts-vivants au Mexique. Notre homme monte une petite équipe haute en couleur : le Père Rodrigo, un prêtre qui ne recule devant rien, Zoey, une jeune femme mordue qui contrôle l’infection grâce à des médicaments, et un ado survivant. Face à eux, une menace de taille : Una, une princesse vampire impitoyable interprétée par Arly Jover (vue dans Blade), qui cherche le légendaire crucifix noir de Berziers. Si elle met la main dessus, ses semblables pourront marcher en plein jour et deviendront tout simplement invulnérables. Pas de quoi dormir tranquille !
Point original du film : ces vampires ne respectent pas la légende. Oubliez l’ail, les crucifix et les miroirs sans reflet — ici, seuls le soleil et un bon pieu bien planté font le travail. Et plutôt que de se consumer en cendres, ils éclatent en tas d’os calcinés, un régal gore garanti.
Un film de genre assumé, brut et fun
Difficile de rivaliser avec le premier opus tonitruant de Carpenter, et le film l’assume : budget plus serré, rythme direct, entre le western crépusculaire et le film de monstres. La photographie sais bien la poussière et la chaleur mexicaines, Brian Tyler signe une musique nerveuse, et les scènes d’action balancent du pieu à tout va avec un certain plaisir. Le jeune Diego Luna (avant Y tu mamá también) fait même partie du casting.
La critique de l’époque a été tiède, soit, mais avouons-le : on ne regarde pas Adieu vampires pour un scénario à palme d’or. On le regarde pour l’ambiance désertique, le gore généreux et le charisme cool de Jon Bon Jovi, visiblement ravi de jouer les cowboys modernes. C’est le genre de film parfait pour une soirée popcorn entre fans de bisseries horrifiques : cassant, dru, rapide (1h33, ça passe à toute vitesse) et sans prétention.
En résumé
Si vous avez aimé le Vampires de 1998, offrez-vous ce petit duo action/horreur ensoleillé. Ce n’est pas du grand cinéma, mais c’est un délice pour les mordus du genre et de vampires, bien sûr. Alors sortez les pieux, baissez les stores et lancez la séance : ici, le soleil n’est pas votre ennemi… c’est votre meilleur arme.