les pires perles du brevet

Chaque mois de juin, des centaines de milliers de collégiens planchent sur le brevet des collèges. Et chaque mois de juillet, les correcteurs gardent des souvenirs impérissables. Entre les fautes d’orthographe apocalyptiques et les raisonnements qui partent dans le décor, les copies d’examen sont une mine d’or de l’absurde involontaire. Voici un petit tour d’horizon de ces perles qui font rire, grincer des dents, et parfois s’interroger sur l’avenir de la langue française.

Manon Lisa chante le petit pêcheur (le clip officiel)
L’histoire réécrite par ceux qui n’ont pas révisé

Le programme d’histoire est un terrain fertile. Comment oublier cet élève convaincu que « Napoléon a perdu la bataille de Waterloo à cause des Anglais et de son allergy aux chevaux » ? Ou cet autre, persuadé que « Louis XIV a construit Versailles pour être plus proche de la nature ». Mention spéciale à celui qui a écrit que « la Seconde Guerre mondiale a commencé en 1914, mais gentiment ».

La géographie ne fait pas mieux : « La France est entourée de mers, d’océans et de parkings à 30 euros par mois » reste une analyse tarifaire inédite. Et que dire du fleuve qui « traverse Paris et coule du sud vers le haut » ? Il faut oser.

Les sciences en équation libreuse

Côté maths, la créativité dépasse parfois les entiers naturels. Un candidat a voulu démontrer le théorème de Pythagore ainsi : « Le carré de l’hypoténuse est égal à la somme des deux autres, c’est pour ça qu’on ne peut pas y arriver. » Logique imparable. Un autre a calculé qu’« un triangle rectangle a trois angles droits, sinon ce n’est pas juste ».

En physique, on apprend que « la gravité est une force qui attire les objets vers le centre de la Terre, sauf les oiseaux qui ont un abonnement ». Et en SVT, la photosynthèse devient « le processus par lequel les plantes prennent le soleil et le transforment en salade ».

Le français, cette langue étrangère

L’écriture du brevet est l’occasion de formules poétiques malgré elles. Les correcteurs ont ainsi pu lire : « Il faisait un temps de chien, mais le chien n’était pas d’accord. » Ou encore : « Le personnage principal meurt à la fin, ce qui est dommage car il ne peut pas lire la fin du livre. »

L’orthographe réserve aussi ses pépites : « Il était très ému, il avait des larmes aux genoux. » Quant à la dictée, elle a donné ce chef-d’œuvre : « Les accords du participe passé sont difficiles, c’est pour ça que je n’ai pas fait d’accord avec le sujet. » Au moins, l’aveu est franc.

Rire sans se moquer

Évidemment, derrière ces perles, il y a du stress, des heures de révision (ou l’absence de celles-ci), et la pression d’un examen. Ces bourdes ne disent rien du potentiel d’un élève : elles rappellent surtout qu’à treize ans, sous le chrono, le cerveau peut faire des détours magnifiques. Les correcteurs eux-mêmes avouent garder ces copies comme des trésors, transmises de génération de profs en génération de profs.

Alors si vous avez vous-même séché sur une question du brevet et répondu quelque chose de mémorable, vous n’êtes pas seul. Et si vous corrigez des copies, courage : la prochaine perle n’est jamais très loin. Elle vous attend, sagement, au milieu d’une copie, comme une cerise au centre d’une forêt noire.

Et vous, quelle est la pire perle que vous ayez lue ou écrite lors d’un examen ? Racontez-nous ça en commentaire, on ne se moquera pas. Enfin, pas trop.

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