Accrochez-vous : « Piège au soleil levant » (Into the Sun), c’est Steven Seagal comme vous l’aimez et calme en surface, redoutable en profondeur. Sorti en 2005, ce film d’action américano-japonais, réalisé par Christopher Morrison (crédité sous le nom de Mink), emmène le maître de l’aïkido droit dans le cœur battant de Tokyo, entre gratte-ciel néonés et ruelles où rôdent les yakuzas.
Le synopsis
Tout commence par un coup de tonnerre : le gouverneur de Tokyo est assassiné par des membres de la pègre. La CIA, embarrassée, fait appel à un homme qu’on ne dérange pas à la légère : Travis Hunter, ancien agent devenu une légende discrète. Le point fort de Hunter ? Il a grandi au Japon et a été formé par un ancien yakuza. Il connaît les codes, la langue, les regards et surtout, il sait décoder ce que les autres ne voient pas.
Très vite, Hunter sent que quelque chose cloche. Derrière ce meurtre spectaculaire se dessine une guerre invisible entre la vieille garde yakuza, attachée à ses traditions, et Kuroda, un jeune loup ambitieux prêt à tout pour prendre le pouvoir. Et Kuroda ne joue pas seul : ses liens avec les triades chinoises pourraient embraser toute la région. Avec son jeune coéquipier Sean, Hunter va remonter la piste, quitte à bousculer, poliment mais fermement et quiconque se met en travers de sa route.
Un Seagal à l’ancienne
C’est l’un des grands plaisirs du film : Steven Seagal n’y est pas seulement acteur, il est aussi scénariste et producteur. On sent sa patte dans cette ambiance quasi documentaire autour de la culture japonaise, dans ces scènes d’arts martiaux précises et sèches, sans effets numériques superflus. Le charismatique Takao Ōsawa incarne un Kuroda glaçant, tandis que Matthew Davis apporte la touche du partenaire débutant. Petite claque au passage : la musique signée Stanley Clarke donne au film une élégance jazzy bienvenue.
Côté casting, on croise aussi William Atherton (l’inoubliable inspecteur des Die Hard), Eddie George, et la fascinante Chiaki Kuriyama, que les cinéphiles ont adorée dans Kill Bill. Une belle brochette pour un film sorti directement en vidéo, mais qui a depuis conquis son statut de favori chez les amateurs du genre.
Pourquoi le regarder aujourd’hui ?
Parce que c’est du Seagal pur jus : des répliques laconiques, des antagonistes sûrpayés qui tombent comme des dominos, et un héros imperturbable qui règle ses comptes avec une sérénité presque déconcertante. Ajoutez une photographie qui donne envie de prendre le premier vol pour Tokyo, et vous tenez le parfait film de dimanche soir c’est pop-corn obligatoire, s’il vous plaît.
Alors, prêt à suivre Travis Hunter dans les bas-fonds du Soleil levant ? Le soleil se lève à l’est… et les ennuis aussi.