tueur en série, il démembre des femmes dans sa baignoire

East Meadow, Long Island. Un pavillon banal, un jardin tondu, une voiture garée devant. Et à l’intérieur, une baignoire qui n’a jamais servi à se détendre. Pendant quatre ans, Joel Rifkin y a découpé ses victimes, morceau par morceau, avant de disperser leurs dépouilles dans les canaux et les rivières autour de New York. Voici l’une des affaires criminelles les plus glaçantes de l’histoire américaine.

pas de chance : il s’est fait piéger par sa sœur

Un monstre tellement ordinaire

Difficile d’imaginer tueur en série moins spectaculaire. Adopté à trois semaines par une famille aisée de Long Island, Joel traverse l’enfance et l’adolescence sans histoires : résultats scolaires médiocres, vie sociale quasi inexistante, jobs de jardinier. Ses voisins le décrivent comme un homme discret, un peu gauche, forcément sympa. Personne n’imagine que derrière ce visage de « monsieur tout le monde » se cache l’un des tueurs les plus prolifiques que New York ait jamais connus.

La baignoire comme atelier

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Tout commence le 20 février 1989. Heidi Balch, sa première victime, est tuée dans sa propre maison. Puis Rifkin met en place son rituel, qui ne variera presque plus jamais : strangulation, puis découpe du corps dans la baignoire de sa salle de bain. Il retire les dents et les bouts des doigts pour empêcher toute identification, emballe les morceaux dans des sacs, les leste parfois avec du béton, et disperse le tout — tête dans un bidon de peinture abandonné près d’un golf, torse dans l’East River, membres dans un canal de Brooklyn. Il avouera finalement dix-sept meurtres commis entre 1989 et 1993. La plupart de ses victimes étaient des travailleuses du sexe, des femmes que la société ne cherchait pas assez vite. C’est précisément ce qui l’a rendu si longtemps invisible.

L’erreur d’une nuit

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Le 24 juin 1993, Rifkin prend en charge Tiffany Bresciani dans le Lower East Side. Mais cette fois, quelqu’un attend : son compagnon, qui note la plaque et le modèle du pick-up Mazda. Quatre jours plus tard, à 3 h 15 du matin, des patrouilleurs de la police d’État repèrent un camion sans plaque sur la Southern State Parkway. Refus d’obtempérer, course-poursuite de vingt minutes, et enfin le crash contre un poteau. Quand les policiers approchent du véhicule, une odeur putride les saisit : sous une bâche, le corps en décomposition de Tiffany Bresciani. Le jardinier de Long Island venait de tomber son masque.

203 ans de prison

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Condamné en 1994 pour neuf meurtres au second degré, Joel Rifkin écope de 203 ans de prison. Il purge sa peine dans le comté de Clinton, tenu à l’écart des autres détenus le règlement de ses différends en prison a suffit à convaincre l’administration qu’il valait mieux le garder isolé. Un détail macabre en guise d’épilogue : un épisode de Seinfeld porte le nom de son homonyme, et son cas a inspiré un film indépendant en 2018. L’horreur, elle, est bien réelle et elle avait une baignoire.

La vidéo complète de l’affaire est disponible juste au-dessus. Préparez-vous à un vrai voyage au bout de l’insoutenable. Et dites-vous bien une chose : le monstre ne dort jamais si loin qu’on le croit. Parfois, il tond la pelouse à côté.

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