Ah, les toilettes des filles… Un sujet aussi tabou que fascinant, surtout quand on a 10 ans, une mèche blonde rebelle et un sens de l’observation aussi aiguisé que celui de Titeuf. Oui, parce que si y a bien une question qui a traversée les générations de cour d’école, c’est : « Mais QUOI, il se passe dans les toilettes des filles ?! »
Déjà, première constation : c’est un lieu interdit. Pas comme la cabane de Nadia, où on peut au moins essayer de négocier son entrée avec un paquet de bonbons. Non, les toilettes des filles, c’est le Saint-Graal de l’école primaire. Un endroit où les garçons n’ont pas le droit de mettre les pieds, sous peine de se faire expulser par une meute de CM2 armées de règles (l’outil de mesure, hein, pas les autres… enfin, on sait jamais).
Et puis, il y a l’odeur. Pas celle des toilettes des garçons, qui sentent bizarrement le chou de cantine et le désespoir. Non, celles des filles, elles, sentent… le mystère. Un mélange de shampoing à la fraise, de gum à la tutti-frutti et de cette odeur indescriptible qui fait que, même de loin, on se dit : « Là-bas, c’est un autre monde. »
Mais le plus intrigant, c’est le temps passé à l’intérieur. Un garçon, il entre, il fait ce qu’il a à faire (en visant à peu près la cuvette, on va pas se mentir), il sort. Deux minutes max. Une fille ? Elle peut y rester 15 minutes. Quinze. Minutes. « Mais elle fait QUOI ?! » se demande Titeuf, les yeux écarquillés. Est-ce qu’elle lit un livre ? Est-ce qu’elle discute de la dernière mode des chaussettes montantes ? Est-ce qu’elle organise une réunion secrète pour planifier la prochaine bataille de billes ? Personne ne sait.
Et puis, il y a les accessoires. Les filles, elles entrent avec un sac à main (oui, même à 8 ans). Un sac à main, c’est comme une boîte à outils, sauf qu’au lieu d’avoir un marteau et des clous, y a du gloss, des élastiques à cheveux et un miroir de poche. « Mais à quoi ça sert, un miroir dans les toilettes ? » demande Titeuf à son ami Manu. « Ben… à se regarder ? » répond Manu, visiblement plus avancé en matière de psychologie féminine.
Bref, les toilettes des filles, c’est un peu comme la face cachée de la Lune : tout le monde en parle, personne n’y va vraiment, et ceux qui osent s’aventurer trop près finissent carbonisés par le regard de la maîtresse. Alors, le mystère reste entier. Mais une chose est sûre : si un jour Titeuf parvient à y entrer, on est tous prêts à parier qu’il en ressortira avec une histoire… et probablement une tresse dans les cheveux.
Un classique intemporel de Titeuf qui aborde avec humour et légèreté les petites (grandes) questions de l’enfance !
J’adore comment cette BD capture l’innocence et la curiosité des enfants, tout en faisant sourire les adultes. Un must pour les fans de l’univers de Zep.