le psychopathe qui a plongé l’Amérique dans l’horreur : Manoir de Washington

Le 14 mai 2015, la capitale américaine se réveille avec un goût de cendre. Dans un manoir de 4,5 millions de dollars, niché dans le quartier huppé de Woodley Park, à Washington D.C., les pompiers découvrent un scénario digne du plus glaçant des thrillers : quatre corps sans vie, une maison en flammes, et un cauchemar qui allait hanter l’Amérique tout entière.

Billie, à la croisée des mondes

Les victimes ? Savvas Savopoulos, 46 ans, brillant patron d’American Iron Works ; son épouse Amy, 47 ans ; leur fils Philip, 10 ans ; et Veralicia Figueroa, leur gouvernante de 57 ans. Une famille paradisiaque, un couple admiré, une vie dorée. Sauf que derrière les murs de ce manoir, un prédateur préparait son plan, mû par la cupidité et, peut-être, par la vengeance.

le psychopathe qui a plongé l'Amérique dans l'horreur : Manoir de Washington

Ce prédateur, c’est Daron Wint, un ancien soudeur de l’entreprise de Savvas Savopoulos, renvoyé quelques années plus tôt. Le 13 mai, alors que la maisonnée est prise en otage pendant près de vingt heures, Wint exige une rançon de 40 000 dollars. Pour faire plier la famille, il va jusqu’à torturer le petit Philip : une cruauté qui glace le sang des enquêteurs eux-mêmes. Les corps, ligotés au ruban adhésif, présentent des traces de coups ; l’enfant a également été poignardé. Puis la maison est incendiée pour effacer les traces, et la Porsche familiale brûlée dans un bois voisin.

le psychopathe qui a plongé l'Amérique dans l'horreur : Manoir de Washington

Mais les criminels, même minutieux, laissent toujours une trace. Celle de Wint tient à peu de choses : une croûte de pizza. Un livreur de Domino’s était venu apporter un repas au manoir pendant la captivité de la famille, et l’ADN retrouvé sur le carton pointe droit vers l’ancien employé. Son profil génétique figure aussi sur un couteau abandonné sur place. Le filet se resserre : Wint est arrêté une semaine plus tard, alors qu’il circule en convoi, en compagnie de proches.

le psychopathe qui a plongé l'Amérique dans l'horreur : Manoir de Washington

Le procès, qui s’ouvre en septembre 2018, dure six semaines et secoue la capitale. Plus de 60 témoins défilent, les pièces à conviction s’accumulent, et le mystère demeure : a-t-il agi seul ? Wint, lui, surprend tout le monde en prenant la parole et accuse son demi-frère d’avoir orchestré le massacre. Le jury n’en démord pas : le 25 octobre 2018, il est reconnu coupable des vingt chefs d’accusation : enlèvement, extorsion, cambriolage, meurtre au premier degré et incendie volontaire. En février 2019, il écope de la prison à perpétuité. « Heinous, atrocious and cruel » : « odieux, atroce et cruel » : tranche la juge Juliet McKenna.

le psychopathe qui a plongé l'Amérique dans l'horreur : Manoir de Washington

Restent deux survivantes, qui portent le deuil en silence : Abigail et Katerina, les filles aînées de Savvas et Amy, épargnées par le destin car scolarisées en internat ce terrible week-end. Leur absence leur a sauvé la vie, au prix d’un chagrin sans fond.

le psychopathe qui a plongé l'Amérique dans l'horreur : Manoir de Washington

L’affaire du Manoir de Washington a tout d’un film : richesse, manipulation, torture, ADN salvateur. Mais elle rappelle surtout une vérité inconfortable : le monstre ne rôde pas toujours dans l’ombre, il a parfois déjà fréquenté la maison. McSkyz la raconte dans son HVF, et franchement, difficile de détourner le regard.

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *