La jeunesse française va mal. Très mal. Et si, contre toute attente, les principaux responsables n’étaient pas ceux qu’on pointe du doigt en permanence ? Dans une intervention percutante, le député Louis Boyard a osé dire haut et fort ce que beaucoup pensent tout bas : « Le problème de la jeunesse, c’est vous ! » — vous, les dirigeants, les décideurs, ceux qui, depuis des années, façonnent un système qui broie les espoirs des jeunes générations.
Les chiffres sont accablants : un quart des jeunes souffrent de dépression, 7 % ont des pensées suicidaires. Pourtant, plutôt que de s’interroger sur leur propre responsabilité, certains préfèrent accuser les réseaux sociaux, les jeux vidéo, ou encore l’oisiveté supposée d’une génération. Mais Louis Boyard, lui, ne se voile pas la face. « C’est vous qui avez transformé l’école en Hunger Games géants », lance-t-il aux macronistes. C’est vous qui avez normalisé la précarité étudiante, les stages non rémunérés, les CDD à répétition, les salaires de misère. C’est vous qui, face à la détresse des jeunes, proposez des rustines comme le service civique ou des contrats d’alternance payés moins que le SMIC. « La précarité, vous pleurez devant elle… puis vous essuyez vos larmes au moment de payer », résume-t-il avec une ironie cinglante.
Pire encore, la jeunesse est devenue la variable d’ajustement de toutes les crises. Réforme des retraites ? « C’est la jeunesse qui fera la différence », martèle Boyard. Mais dans les faits, c’est toujours elle qui trinque : emplois instables, logement inaccessible, climat en surchauffe. Les jeunes ne demandent pas la charité. Ils réclament simplement leur part de dignité, de stabilité, et d’avenir. Pourtant, on leur répond par des leçons de morale, des appels à la « responsabilité individuelle », ou des promesses creuses.
Louis Boyard, lui, a choisi de leur tendre un micro. Sa consultation inédite auprès des collégiens et lycéens a recueilli plus de 220 000 réponses en 48 heures, révélant une souffrance massive, souvent ignorée. « Toutes les 5 à 10 secondes, un jeune répondait » — un record qui prouve, s’il en était besoin, que la jeunesse a soif d’être entendue.
Alors, qui sont les vrais irresponsables ? Ceux qui subissent, ou ceux qui gouvernent sans écouter ? Le message de Boyard est clair : il est temps de cesser de stigmatiser les jeunes et de commencer à assumer les choix politiques qui les acculent. « Le problème de la jeunesse, c’est vous » — une phrase qui résonne comme un électrochoc. À méditer, surtout pour ceux qui détiennent les rênes du pouvoir.