La forêt de Blackwood avait toujours eu une réputation sinistre. Les habitants du village voisin chuchotaient des histoires de disparitions inexpliquées, de bruits étranges la nuit, et de ces arbres qui semblaient respirer quand le vent tombait. Mais pour Michael, 28 ans, randonneur aguerri et sceptique, tout cela n’était que des légendes pour effrayer les enfants. Jusqu’à cette nuit du 12 octobre 2023.
Michael avait décidé de camper seul, loin des sentiers battus, pour profiter du calme absolu. Son sac à dos était bien rempli : tente, lampe torche, nourriture, et une bouteille de whisky pour se réchauffer. « Une nuit de plus sous les étoiles », avait-il écrit à sa sœur dans un message. Il ne savait pas encore que ces étoiles seraient les dernières qu’il verrait… avant longtemps.
Le Crépuscule qui a tout changé
Dès que le soleil a commencé à descendre, l’atmosphère a changé. Les oiseaux se sont tus. Un silence épais, presque physique, s’est installé. Michael a allumé un feu, plus par habitude que par nécessité. C’est alors qu’il a entendu le premier craquement. « Un animal, probablement », s’est-il dit. Mais les craquements se sont multipliés, comme si quelque chose – ou quelqu’un – tournait autour de lui, juste hors de portée de sa lumière.
Il a sorti sa lampe torche et balayé les alentours. Rien. Pourtant, il sentait une présence. « Arrête de stresser, tu es seul ici », s’est-il répété. Mais son instinct lui hurlait le contraire.
La Rencontre
Vers minuit, le feu s’est éteint. Pas à cause du vent, non. « Comme si on avait soufflé dessus », racontera-t-il plus tard. C’est à ce moment-là qu’il a vu les yeux. Deux points lumineux, jaunes, fixes, à environ vingt mètres de lui. Trop hauts pour être ceux d’un loup. Trop intelligents pour être ceux d’un animal.
Michael a reculé, le cœur battant. « Montre-toi ! » a-t-il crié, la voix tremblante. Pas de réponse. Juste un rire étouffé, derrière lui. Il s’est retourné si vite qu’il a trébuché. Quand il a de nouveau regardé vers les yeux, ils avaient disparu. Mais le rire, lui, résonnait toujours, partout autour de lui.
La Course pour survivre
Sans réfléchir, Michael a attrapé son sac et s’est mis à courir. Les branches lui fouettaient le visage, les racines lui faisaient trébucher. Il entendait des pas derrière lui, trop rapides pour être humains. À un moment, il a senti une main glacée lui agripper l’épaule. Il a hurlé, s’est dégagé, et a continué à courir, sans oser regarder en arrière.
Au petit matin, il a émergé près de la route, en sueur, les vêtements déchirés. Un automobiliste l’a pris en stop. « Vous allez bien, monsieur ? Vous êtes blanc comme un linge », lui a-t-il dit. Michael n’a pas répondu. Il n’a jamais revu les yeux jaunes. Mais depuis cette nuit, il dort avec une lampe allumée. « Parce que je sais qu’ils me regardent encore », murmure-t-il parfois, les nuits d’orage.
Et toi, cher lecteur…
Croirais-tu Michael si tu le rencontrais ? Ou penses-tu, comme les autorités, qu’il a simplement trop bu cette nuit-là ? Une chose est sûre : la forêt de Blackwood, elle, n’a jamais rendu ses secrets…
À toi de jouer !
Si cette histoire t’a donné des frissons, partage-la à un ami… s’il ose la lire la nuit