Guerre au Moyen-Orient: le prix des préservatifs pourrait exploser à cause de problèmes d’approvisionnement

Depuis le début de l’escalade militaire au Moyen-Orient en février 2026, les répercussions économiques se multiplient à l’échelle mondiale. Parmi les conséquences les plus inattendues, la flambée du prix des préservatifs commence à inquiéter les consommateurs et les industriels. En effet, le conflit perturbe gravement les chaînes d’approvisionnement, entraînant une hausse des coûts de production qui pourrait se répercuter sur les prix de vente dans les prochains mois.

Des chaînes d’approvisionnement sous tension
Le géant malaisien Karex, qui produit plus de cinq milliards de préservatifs par an et approvisionne des marques majeures comme Durex ou Trojan, a tiré la sonnette d’alarme. Son PDG, Goh Miah Kiat, a annoncé que les coûts de production avaient déjà augmenté de 25 à 30 % depuis le début de la guerre, en raison de la pénurie de matières premières dérivées du pétrole. La naphta, l’huile de silicone et l’ammoniaque, essentielles à la fabrication des préservatifs, voient leurs prix s’envoler, car 41 % de l’approvisionnement asiatique en naphta provient du Moyen-Orient.

Une hausse des prix inévitable
Face à cette situation, Karex n’a d’autre choix que de répercuter ces surcoûts sur les prix de vente. Une augmentation de 20 à 30 %, voire davantage, est désormais envisagée, ce qui représenterait l’un des plus importants ajustements tarifaires du secteur depuis des années. Reckitt Benckiser, la maison mère de Durex, a également prévenu que l’envolée des hydrocarbures pourrait lui coûter jusqu’à 173 millions d’euros en 2026, un coût qui finira par peser sur le portefeuille des consommateurs.

Des conséquences en cascade
Le blocage partiel du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transport maritime, aggrave la situation en ralentissant les livraisons et en faisant flamber les coûts du fret. Les préservatifs ne sont pas les seuls concernés : les emballages plastiques, les lubrifiants et les procédés industriels énergivores dépendent aussi des hydrocarbures. Par ailleurs, la demande mondiale de préservatifs a augmenté d’environ 30 % sur un an, ce qui accentue encore les tensions sur les stocks.

Un impact sur la santé publique
Au-delà du pouvoir d’achat, cette hausse des prix pourrait avoir des répercussions sur la santé publique. Karex approvisionne en effet des programmes de santé nationaux, comme le NHS britannique, ainsi que des organisations internationales telles que l’ONU ou le Fonds mondial de lutte contre le sida. Une baisse de l’accessibilité des préservatifs pourrait ainsi fragiliser les efforts de prévention dans de nombreux paystf1info.fr+1.

En résumé, la guerre au Moyen-Orient ne se limite pas à une crise géopolitique : elle menace aussi des produits du quotidien, comme les préservatifs, dont le prix pourrait bientôt atteindre des niveaux inédits. Une situation qui rappelle, une fois de plus, l’interdépendance des économies mondiales et la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement face aux conflits.

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