Fight Games (Film complet) Comédie avec Seann William Scott

Si vous pensiez que Seann William Scott était condamné à rejouer éternellement Steve Stifler d’American Pie, Fight Games va vous surprendre comme une mise en échec inattendue. Sorti en 2012 (2011 en Amérique du Nord) et réalisé par Michael Dowse, ce petit film canadien est devenu au fil des années une comédie culte pour tous ceux qui aiment quand ça castagne… avec le cœur.

baladez vous a dos de sauriens
L’histoire : un gentil géant dans un sport de brutes

Doug Glatt n’est pas ce qu’on appelle un cerveau. Videur de boîte de nuit, traité en paria dans sa famille d’intellos et son père incarné par l’excellent Eugene Levy n’a jamais compris d’où venait ce fils si différent, il navigue dans la vie sans vraiment trouver sa place. Jusqu’au soir où, lors d’un match de hockey local, il expédie un joueur adverse directement au tapis. Du pur hasard ? Non, un talent brut : Doug sait se battre.

Recruté comme « goon » : le bagarreur attitré chargé de protéger les étoiles de l’équipe, il rejoint les Highlanders de Halifax, une équipe de ligue mineure composée de bras cassés et de marginaux. Sa mission : veiller sur Xavier Laflamme (Marc-André Grondin), ancien prodige brisé par un choc à la tête, et surtout ne jamais reculer. Car sur sa route se dresse une légende de la castagne : le terrifiant Ross Rhea, joué par un Liev Schreiber aussi glacial qu’une patinoire en janvier.

Pourquoi ça fonctionne

Le génie du film tient dans son équilibre entre gros rires et tendresse. Le scénario, signé Jay Baruchel et Evan Goldberg (fidèle complice de Seth Rogen), adapte l’histoire vraie de Doug Smith, un joueur devenu bagarreur professionnel sans vraiment savoir patiner. Fight Games est donc un « Rocky sur glace » : le looser qui devient héros, mais avec une avalanche de chansons rock, de combats chorégraphiés à grands coups de gants retirés, et des dialogues délicieusement vulgaires.

Et Seann William Scott crève l’écran. Loin du crétin arrogant de ses débuts, il joue un homme doux, poli et attachant : « la personne la plus gentille que vous aurez jamais l’occasion de cogner », comme le disait l’affiche originale. C’est sans doute le rôle de sa carrière, celui qui a prouvé qu’il avait plus d’une mise en échec dans son jeu. Mention spéciale également à la touchante romance avec Eva, incarnée par Alison Pill, qui donne au film une chaleur inattendue.

Verdict

Fight Games n’est ni un chef-d’œuvre ni un film d’action, malgré son titre français trompeur : c’est une comédie sportive généreuse, violente sur la glace mais grand cœur en dehors. Le film a d’ailleurs connu une suite, Goon : Last of the Enforcers (2017), avec encore plus de bagarres et de dents perdues.

Si vous aimez les histoires de losers sympathiques, les atmosphères de vestiaires poussiéreux et les gros éclats de rire, foncez : 500 minutes de hockey ne suffiraient pas à vous lasser. Lâchez les gants, montez le son, et laissez Doug Glatt vous prouver qu’on peut cogner fort… sans jamais être méchant.

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