Et tout le monde s’en fout #1 – Les femmes

Dans une société où l’indifférence est souvent reine, les inégalités que subissent les femmes restent un sujet trop fréquemment relégué au second plan. Pourtant, les chiffres parlent d’eux-mêmes : écarts salariaux, violences conjugales, charge mentale, sous-représentation politique… La liste est longue, et pourtant, tout le monde s’en fout. Enfin, presque tout le monde. Parce qu’il y a celles et ceux qui refusent de fermer les yeux, qui élèvent la voix, et qui rappellent que le féminisme n’est pas un combat du passé, mais une lutte quotidienne pour l’égalité.

1. L’invisibilisation des inégalités Les femmes gagnent en moyenne 15,8 % de moins que les hommes en France (INSEE, 2023). Un écart qui se creuse encore pour les mères célibataires, les femmes racisées ou celles issues de milieux défavorisés. Pourtant, quand on aborde le sujet, on entend souvent : « Mais ça va, ça s’améliore ! ». Oui, ça s’améliore… à la vitesse d’un escargot sous sédatifs. À ce rythme, il faudra encore 150 ans pour atteindre l’égalité économique mondiale (Forum économique mondial, 2024). Alors, on fait quoi ? On attend patiemment en sirotant un café, ou on se bouge ?

Le problème, c’est que ces inégalités sont si normalisées qu’elles en deviennent invisibles. Une femme qui assume 70 % des tâches ménagères dans un couple hétérosexuel ? « C’est normal, elle est plus organisée. » Une promotion qui passe sous son nez parce qu’elle est « trop émotionnelle » ? « Elle devrait être plus assertive. » Bref, la faute est toujours du côté de celles qui subissent, jamais du côté d’un système qui les maintient dans une position d’infériorité.

2. La violence, ce « détail » qui tue En France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint (Ministère de l’Intérieur, 2025). Pourtant, quand une victime ose parler, elle se heurte souvent à l’incrédulité : « Il n’a pas l’air comme ça, lui… » ou « Tu as dû le provoquer. » La culture du viol et la minimisation des violences conjugales sont encore profondément ancrées. Pire : les réseaux sociaux regorgent de commentaires qui blâment les victimes plutôt que les agresseurs.

Et que dire du harcèlement de rue ? « Un sifflement, c’est flatteur ! » Non, c’est une agression. Un rappel constant que le corps des femmes est considéré comme un espace public, libre d’accès aux remarques et aux mains baladeuses. 80 % des femmes déclarent avoir déjà subi du harcèlement dans l’espace public (IFOP, 2024). Mais bon, tout le monde s’en fout, alors on continue à demander aux femmes de se couvrir, de rentrer tôt, de ne pas sourire « pour ne pas encourager ».

3. Le féminisme, ce gros mot Ah, le féminisme… Ce mot qui fait grincer des dents et lever les yeux au ciel. « Moi, je ne suis pas féministe, mais je suis pour l’égalité ! » Spoiler : c’est la même chose. Le féminisme, ce n’est pas haïr les hommes, c’est vouloir vivre dans un monde où une femme peut marcher seule la nuit sans peur, où son ambition professionnelle ne sera pas perçue comme une menace, et où son corps lui appartiendra pleinement.

Pourtant, le mot fait peur. Trop radical, trop « victimisant ». Comme si demander l’égalité était un caprice. Comme si les privilèges masculins étaient une loi naturelle, et non le résultat de siècles de domination. Le féminisme dérange parce qu’il remet en question l’ordre établi. Et ça, visiblement, ça énerve.

Conclusion L’indifférence est une arme massive. Elle permet aux inégalités de perdurer, aux violences de se banaliser, et aux droits des femmes de rester des acquis fragiles. Alors non, tout le monde ne s’en fout pas. Et surtout pas vous, qui lisez cet article. Parce que le changement commence par la prise de conscience, et se poursuit par l’action.

Alors, prêt·e à sortir de l’indifférence ?

17 comments

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j’ai besoin

J’ai dévoré ce livre en une soirée ! Enfin un ouvrage qui parle des inégalités entre les sexes avec intelligence, humour et sans jargon. Les exemples concrets et les anecdotes rendent le propos ultra-accessible. J’ai ri, j’ai réfléchi, et surtout, j’ai eu envie d’en parler autour de moi. Un coup de cœur à partager sans modération.

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serieux

Ce premier tome de ‘Et tout le monde s’en fout’ aborde des sujets cruciaux avec un mélange parfait d’humour et de sérieux. Les autrices parviennent à rendre accessibles des enjeux féministes souvent complexes, tout en gardant un ton décalé qui évite le côté moralisateur. Les illustrations sont percutantes et renforcent le message. Un excellent outil pour sensibiliser sans ennuyer, à mettre entre toutes les mains – surtout celles qui pensent que le féminisme n’est pas pour eux.

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Alyssia

C’est un pharmacien qui, en arrivant au travail vers dix heures, voit un gars debout l’air crispé, se tenant d’une main près de la porte sur le mur extérieur.

Notre ami pharmacien demande à sa charmante employée :
– C’est quoi l’affaire du gars dehors ?
– A l’ouverture ce matin, il est venu acheter du sirop pour la toux, mais je n’en ai pas trouvé !!!! Alors je lui ai vendu une bouteille de laxatif et le gars l’a bue sur place.

Le pharmacien, choqué, hurle : « TU NE PEUX PAS SOIGNER UNE TOUX AVEC DU LAXATIF !!!! »

La jolie employée répond d’une voix douce : « Bien sur que si, vous pouvez… Regardez, maintenant, il n’ose plus tousser !!! »

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Aisling

Un couple de sourds muets met en place un système de signes pour indiquer s’ils ont envie de faire l’amour ou pas. La femme mime :
– Si tu veux faire l’amour, touche-moi le sein gauche. Sinon, touche-moi le sein droit.
L’homme à son tour mime :
– Si tu veux faire l’amour, secoue-moi le zizi une fois. Si tu ne veux pas, tu le secoues 100 fois.

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Victoire

Je connais des chômeurs, ils ont tellement honte, ils votent communiste pour se faire passer pour des travailleurs.

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Gemma

Pourquoi une blonde met-elle du rouge à lèvres sur le front ?
— Pour mieux réfléchir.

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Oriane

Comment appelle t-on une fleur qui prend sa graine à moitié ?

Une migraine !

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    Évelyne

    Que se disent deux bonhommes de neige qui se croisent ?

    « Tu trouves pas que ça sent la carotte aujourd’hui ? »

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Sexy delires

Les femmes restent les animaux les plus misterieux. C’est ce qui fait leur charme.

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Maddy

Pourquoi les médecins sont-ils toujours en forme ?
Parce qu’ils connaissent tous les secrets pour rester en bonne santé

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    fusion atomique

    Une lecture intéressante et bien documentée, même si certains passages m’ont semblé un peu simplistes pour les personnes déjà sensibilisées aux questions féministes. Cependant, c’est un très bon point d’entrée pour celles et ceux qui découvrent ces sujets. Le format BD rend le tout dynamique et facile à aborder. À recommander pour déclencher des discussions.

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Marie

Pourquoi les chevaux aiment-ils les films d’action ?
Parce qu’ils galopent avec l’histoire

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Anjelica

Pourquoi est-ce que Winnie l’Ourson veut absolument se marier ?

Pour partir en lune de miel.

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    Nora

    Pourquoi les jardiniers sont-ils si patients ?
    Parce qu’ils savent que les plus belles fleurs prennent du temps à pousser

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Jacqueline

Mais que vous ont fait les femmes pour les mettre en boîte.

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    Marie Laurence

    Les femmes ont maintenant des droits. Mais depuis peu de temps.

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Maryline

Si vous aimez les blagues misogynes. Vous serez ravi de visionner cette petite vidéo