Attention, la France vient de déclarer une épidémie dont aucun vaccin ne viendra à bout : la fièvre du tango ! Et le patient zéro de cette crise nationale de danse compulsive, c’est notre Arnaud Tsamère national, qui a transformé la scène d’« On n’demande qu’à en rire » en bal d’urgence sanitaire.
Un sketch qui met le feu aux planchers
L’idée de départ tient en une phrase aussi simple que redoutable : et si, du jour au lendemain, la France entière attrapait la fièvre du tango ? Dans la rue, au bureau, à la boulangerie, impossible d’y échapper : dès que l’orchestre se fait entendre ou même quand il ne se fait pas entendre et les corps se cambrent, les jambes se croisent, et le tango s’empare de tout le monde comme une éternuement de danse.
Arnaud Tsamère y incarne le narrateur dépassé par les événements, ce chroniqueur d’apocalypse qui décrit avec un sérieux absolument dérisoire la propagation du mal. C’est tout l’art du personnage : plus la situation est invraisemblable, plus il la raconte sur le ton du journal télévisé de 20 heures. Le contresens entre le fond complètement fou et la forme désespérément sérieuse, c’est la marque de fabrique Tsamère.
L’humour absurde à la française
Ce sketch réunit tout ce qui fait la patate d’Arnaud Tsamère dans l’émission de Ruquier : un pitch absurde construit comme une thèse, une montée en puissance réglée au métronome, et ce fameux art du « slow burn » parler d’une chose, enchaîner sur une autre, puis revenir à la première alors que le public n’y pensait plus, pour un effet de surprise décuplé.
Ajoutez à cela une gestuelle de danseur professionnel (ou presque), quelques répliques à crier dans les dîners entre amis, et vous obtenez un passage qui reste dans les annales des meilleures prestations du sociétaire. La fièvre du tango, c’est du Tsamère pur sucre : élégant, décalé, et diablement efficace.
Un sociétaire incontournable
Depuis ses débuts en 2010, Arnaud Tsamère s’est imposé comme l’une des figures marquantes de l’émission. Mis en scène par l’inclassable François Rollin, il a bâti sketch après sketch un univers cohérent et loufoque, fait de faux débats, de chroniques déjantées et de personnages d’une logique implacablement illogique. « La France a la fièvre du tango » s’inscrit dans cette belle lignée, aux côtés de grands classiques comme le bol à 26 millions d’euros ou l’expo sur les mousquetaires.
L’après-ONDAR n’a d’ailleurs pas fait tomber la fièvre : entre la scène, les chroniques et la télévision, Tsamère continue de faire danser la France mais c’est une autre histoire, et probablement un autre article.
Conclusion
Alors, conclusion : faut-il se méfier de la fièvre du tango ? Franchement, entre nous, on a connu des maladies moins agréables. Si vous ne connaissez pas ce sketch, courez le (re)découvrir ; et si vous le connaissez, vous savez déjà que vous allez finir par taper du pied en lisant ces lignes. Une chose est sûre : chez mes délires, on a attrapé la fièvre, et on ne compte pas en guérir de sitôt. Andrhaaa !