une députée RN faisait garder ses chiens avec l’argent public

Une députée RN accusée d’avoir utilisé l’argent public pour faire garder ses chiens

En septembre 2024, la députée RN du Pas-de-Calais Christine Engrand a été épinglée par la presse pour avoir utilisé son enveloppe parlementaire à des fins personnelles. Parmi les dépenses controversées : plus de 6 000 euros pour la garde de ses deux chiens, Smoothie et Chouchou, ainsi qu’un abonnement à un site de rencontres et des frais d’obsèques. Ces révélations, issues d’une enquête de Mediapart, ont suscité l’indignation et relancé le débat sur l’usage des fonds publics par les élus.

le parfait colocataire (film avec Ashley Leggat

Christine Engrand, élue sous l’étiquette du Rassemblement national, a reconnu ces « maladresses de début de mandat », évoquant une confusion entre ses cartes bancaires professionnelle et personnelle. Elle a assuré avoir remboursé les sommes en question, mais l’affaire a terni son image et celle de son parti. Le RN, déjà confronté à des accusations d’emplois fictifs au Parlement européen, a finalement exclu la députée en mars 2025, marquant une distance avec ses agissements jugés incompatibles avec l’éthique politique.

L’enveloppe mensuelle de 5 950 euros allouée aux députés est strictement réservée aux frais liés à leur mandat. Pourtant, Christine Engrand a justifié ces dépenses en affirmant que le gardiennage de ses animaux était nécessaire pour exercer ses fonctions. Une argumentation peu convaincante pour l’opinion publique, d’autant que le montant total des dépenses personnelles dépasserait les 10 000 euros.

Cette affaire rappelle d’autres scandales similaires, comme la condamnation de l’ancien député PS Jean-Christophe Cambadélis pour détournement de fonds. Elle soulève aussi des questions sur le contrôle des frais parlementaires et la transparence des élus. Alors que le RN se présente comme un parti rigoureux sur la gestion de l’argent public, cette affaire met en lumière un écart entre le discours et la pratique.

Exclue de son groupe parlementaire, Christine Engrand continue de siéger comme non-inscrite, mais son cas illustre les dérives possibles lorsque la frontière entre vie privée et vie publique s’estompe. Pour les citoyens, cette histoire est un rappel de la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle et de sanction, afin de garantir que l’argent des contribuables soit utilisé à bon escient.

3 comments

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humoristique et décalé :

« Bon, au moins, on sait que les chiens du RN sont bien traités… Dommage que ce ne soit pas toujours le cas pour les humains. Blague à part, ce genre de pratique donne une image désastreuse de la politique. Peut-être qu’un stage en gestion de budget (ou en éthique) serait utile ? »

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sérieux et critique :

« Utiliser des fonds publics à des fins personnelles, quel que soit le montant, est inacceptable. Cela montre un mépris flagrant pour les règles et pour les citoyens qui, eux, n’ont pas ce privilège. Quand est-ce que nos représentants comprendront que leur rôle est de servir l’intérêt général, et non leurs intérêts privés ? Une enquête transparente et des sanctions exemplaires s’imposent. »

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ironique et sarcastique :

« Bravo pour l’exemplarité ! Quand on sait que certains Français galèrent à payer leur loyer ou leurs factures, c’est rassurant de voir que nos élus trouvent des solutions innovantes pour soulager… leurs animaux de compagnie. Prochaine étape : des crèches pour chats financées par nos impôts ? Après tout, pourquoi se priver ? »