Sommes-nous de plus en plus cons ?

Sommes-nous de plus en plus cons ?

On dirait que le monde tourne de plus en plus rond… mais dans le mauvais sens. Entre les théories du complot qui fleurissent comme des coquelicots en mai, les influenceurs qui vendent des cours de « réussite » à 500€ l’heure, et les débats enflammés sur la couleur du pull de tel candidat à la présidentielle, une question s’impose : sommes-nous en train de devenir collectivement plus bêtes ?

L’ère de l’information… et de la désinformation

Il y a 20 ans, on se plaignait de ne pas avoir assez d’informations. Aujourd’hui, on se noie dans un océan de données, de fake news et de vidéos TikTok de chats qui dansent la macarena. Le paradoxe ? Plus on a accès au savoir, plus on a l’impression que les gens choisissent délibérément de croire n’importe quoi. Un exemple ? Les terre-platistes. Oui, en 2026, il y a encore des gens qui pensent que la Terre est plate, alors qu’on a des photos de l’espace en 4K sur nos smartphones. C’est comme si on avait inventé la roue… pour mieux la réinventer en carré.

Et puis, il y a les réseaux sociaux, ces machines à broyer les neurones. Algorithmes conçus pour nous garder scotchés à l’écran en nous proposant du contenu de plus en plus extrême, de plus en plus clivant. Résultat : on finit par croire que la Terre est creuse, que les vaccins nous transforment en légumes, ou que notre voisin est un reptilien déguisé en humain. Bref, on vit dans un épisode de Black Mirror sans s’en rendre compte.

Le culte de l’ignorance assumée

Pire encore, l’ignorance est devenue une sorte de badge d’honneur. « Moi, je ne lis pas, je ne regarde pas les infos, je me fais mon propre avis. » Traduction : « Je préfère me forger une opinion à partir de rien plutôt que de me donner la peine de vérifier les faits. » On a même des politiques qui surfent sur cette vague, en transformant la complexité du monde en slogans simplistes. « Les gens veulent des réponses simples à des questions compliquées » – et hop, on leur sert du fast-food intellectuel.

Et parlons des « experts » autoproclamés. Sur YouTube, tout le monde est coach en développement personnel, nutritionniste ou spécialiste en géopolitique après avoir regardé trois vidéos. On vit dans un monde où l’opinion vaut plus que le savoir. Alors, oui, on a Google dans la poche, mais à quoi ça sert si on l’utilise pour chercher « comment savoir si mon ex me pense encore » plutôt que « comment fonctionne un vaccin à ARN messager » ?

La faute à qui ?

À nous, bien sûr. À notre paresse intellectuelle, à notre besoin de confort mental. Penser, ça fatigue. Alors on préfère les certitudes rassurantes aux doutes inconfortables. On préfère les tribunes enragées aux analyses nuancées. On préfère les likes aux débats.

Mais attention, il y a de l’espoir. Parce que si on est capables de se poser la question « Sommes-nous de plus en plus cons ? », c’est qu’on n’a pas encore tout à fait perdu la raison. La bêtise, c’est comme le ketchup : ça se voit tout de suite, et ça tache dur. Alors, la prochaine fois que vous verrez une info douteuse, un titre racoleur ou une théorie farfelue, posez-vous la question : « Est-ce que je veux vraiment croire ça… ou est-ce que je veux juste avoir raison ? »

Parce qu’au fond, le vrai luxe aujourd’hui, ce n’est pas d’avoir des réponses, mais de se poser les bonnes questions.

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