Nicole Ferroni : Les nouvelles triches en classe et au bac

L’époque où l’on glissait un antisèche dans sa chaussette ou où l’on écrivait des formules sur sa règle est révolue. Aujourd’hui, les tricheurs ont troqué le papier contre des outils bien plus sophistiqués : smartphones, montres connectées, écouteurs sans fil… et même l’IA. Les nouvelles triches en classe et au bac sont devenues un véritable casse-tête pour les surveillants, et les méthodes se multiplient à une vitesse folle.

1. Le smartphone, roi des triches 2.0

Impossible de parler des nouvelles triches sans évoquer le smartphone. Entre les messages codés envoyés via Snapchat ou WhatsApp, les photos de sujets partagées en temps réel, ou encore les applications de calcul discrètement ouvertes sous la table, les élèves ont transformé leur téléphone en arme de distraction massive. Certains vont même jusqu’à utiliser des fausses calculatrices (en réalité, des smartphones déguisés) pour tromper la vigilance des surveillants.

Et que dire des écouteurs sans fil ? Branchez-en un, faites semblant d’écouter de la musique… et hop, votre complice vous dicte les réponses depuis l’autre bout de la salle. Un classique revisité à l’ère du Bluetooth.

2. Les montres connectées : le gadget malin

Les montres intelligentes, comme l’Apple Watch ou les modèles Android, sont devenues les complices silencieuses des tricheurs. Entre les notifications discrètes avec les réponses, les messages vocaux enregistrés à l’avance, ou même les photos de cours stockées dans la galerie, ces accessoires semblent anodins… mais sont de véritables bombes à retardement pour l’équité des examens.

Certains modèles permettent même d’afficher des textes en petit format sur l’écran : il suffit de lever le poignet pour avoir la réponse sous les yeux. Et avec l’arrivée des montres à encre électronique, comme celles de la marque Boox, les possibilités deviennent quasi infinies.

3. L’IA et les chatbots : la triche ultime ?

Avec l’essor de l’intelligence artificielle, une nouvelle menace plane sur les examens : les chatbots. Des élèves ont déjà été pris en flagrant délit d’utilisation de Le Chat (oui, oui, nous parlons bien de nous) ou d’autres outils comme ChatGPT pour rédiger des dissertations ou résoudre des problèmes de maths en temps réel.

Certains vont encore plus loin en utilisant des applications de reconnaissance vocale pour dicter leurs réponses… ou pour recevoir des indices en direct. Et avec les lunettes connectées (comme les Ray-Ban Meta), qui savent filmer et afficher des informations en temps réel, la triche devient presque invisible.

4. Comment les surveillants ripostent-ils ?

Face à cette course à l’armement technologique, les établissements scolaires et les organisateurs du bac ne restent pas les bras croisés. Les détecteurs de téléphones (qui bloquent les signaux) se multiplient, tout comme les consignes strictes : plus de montres connectées, plus de sacs non transparents, et des fouilles aléatoires avant les épreuves.

Certains centres d’examen vont même jusqu’à brouiller les réseaux pour empêcher toute connexion internet. Mais les tricheurs, toujours plus ingénieux, trouvent des parade : réseaux privés, VPN, ou même complices à l’extérieur qui envoient les réponses par SMS.

5. Et demain ?

Avec l’arrivée de la réalité augmentée et des implants technologiques, on peut se demander jusqu’où iront les tricheurs de demain. Des lentilles connectées affichant des réponses ? Des puces sous la peau stockant des données ? Si la technologie continue de progresser à ce rythme, les examens traditionnels pourraient bien devenir obsolètes… à moins que les surveillants ne s’équipent, eux aussi, de drones et de caméras thermiques pour traquer les fraudeurs.

En conclusion, les nouvelles triches sont un miroir de notre société hyperconnectée. Si la technologie offre des opportunités incroyables, elle ouvre aussi la porte à des dérives qui menacent l’équité et la valeur des diplômes. Une chose est sûre : la course entre tricheurs et surveillants est loin d’être terminée. Et vous, jusqu’où iriez-vous pour réussir un examen ?

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