Le cinéma français est en deuil. Nathalie Baye, figure majeure du 7e art, s’est éteinte ce vendredi 17 avril 2026 à son domicile parisien, à l’âge de 77 ans, des suites de la maladie à corps de Lewy, une pathologie neurodégénérative. Son décès a été annoncé par sa famille, plongeant dans la tristesse ses proches, ses collègues et des générations de spectateurs qui ont été marqués par son talent et sa présence à l’écran.
Née le 6 juillet 1948 à Mainneville, en Normandie, Nathalie Baye a marqué l’histoire du cinéma français par une carrière exceptionnelle, s’étalant sur plus de cinq décennies. Elle a tourné dans plus de 80 films, collaborant avec les plus grands réalisateurs, de François Truffaut à Steven Spielberg, en passant par Bob Swaim et Xavier Beauvois. Son parcours, débuté dans les années 1970, a été couronné par quatre César, dont celui de la meilleure actrice pour La Balance en 1983 et Le Petit Lieutenant en 2006, ainsi que celui de la meilleure actrice dans un second rôle pour Sauve qui peut (la vie) en 1981 et Une étrange affaire en 1982.
Nathalie Baye était bien plus qu’une actrice : une icône, une femme de caractère, dont la discrétion et l’élégance ont toujours accompagné le succès. Elle a su incarner des rôles variés, allant de la mère attentionnée dans Arrête-moi si tu peux de Spielberg à des personnages complexes et profonds dans des films français cultes. Son jeu subtil, sa capacité à transmettre des émotions avec justesse et profondeur ont fait d’elle une référence pour les comédiennes de sa génération et au-delà.
Mère de Laura Smet, née de sa relation avec Johnny Hallyday, Nathalie Baye a aussi marqué par sa vie personnelle, toujours protégée des excès de la célébrité. Sa famille, dans un communiqué, a souligné son combat contre la maladie, qu’elle a mené avec dignité jusqu’à la fin.
Avec sa disparition, c’est une page du cinéma français qui se tourne. Nathalie Baye laisse derrière elle un héritage artistique immense, une filmographie riche et des souvenirs inoubliables pour tous ceux qui ont eu la chance de la voir jouer. Le cinéma français perd une de ses plus grandes dames, mais son œuvre, elle, restera à jamais gravée dans l’histoire du 7e art.