Florence Foresti: j’aime pas les garçons
Depuis toujours, on nous répète que les relations amoureuses sont une quête universelle, presque une obligation sociale. Pourtant, je l’assume : je n’aime pas les garçons. Pas par colère, ni par déception, mais simplement parce que je ne ressens aucune attirance pour eux. Et c’est parfaitement normal.
Dans une société où l’hétérosexualité est souvent présentée comme la norme, avouer qu’on ne s’intéresse pas aux hommes peut sembler provocant. Pourtant, cette préférence (ou cette absence de préférence) n’a rien d’anormal. Que ce soit par manque de connexion, d’affinités, ou tout simplement parce que notre cœur bat ailleurs, il est essentiel de se rappeler qu’on n’est pas obligé·e de justifier ses goûts.
Certains diront que c’est une phase, que je n’ai pas encore rencontré la bonne personne. Mais pourquoi forcer une attirance qui ne vient pas ? L’amour, sous toutes ses formes, doit être libre et sincère. Si mon bonheur se trouve ailleurs – dans l’amitié, la solitude, ou d’autres types de relations – c’est mon droit le plus strict.
Ce n’est pas une critique envers les garçons, mais une affirmation de mes propres désirs. Et si cette révélation dérange, c’est peut-être parce qu’elle remet en question des schémas bien ancrés. Pourtant, la vie est trop courte pour se conformer à des attentes qui ne nous correspondent pas.
Alors oui, je n’aime pas les garçons. Et non, je ne cherche pas à changer. Parce que l’important, c’est de s’écouter, de s’accepter, et de vivre une vie qui nous ressemble. Sans excuses, sans compromis.
Et vous, qu’en pensez-vous ? Avez-vous déjà ressenti cette pression à aimer ce qui ne vous attire pas ?
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