J’ai vu des passe-droits dégueulasses et monstrueux : Jean-Pierre Colombiès

Il y a des jours où la colère monte, où l’injustice vous saute aux yeux comme une gifle. Jean-Pierre Colombies, avec son franc-parler, a su mettre des mots sur ce que beaucoup ressentent : les passe-droits, ces privilèges indécents qui pourrissent notre société. Et franchement, il a raison. Parce que oui, on les voit, ces combines, ces petits arrangements entre amis, ces portes qui s’ouvrent toute seules pour certains pendant que d’autres se cognent aux murs. Et ça, c’est dégueulasse.

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Le constat : une société à deux vitesses
On nous bassine avec l’égalité des chances, le mérite, l’effort récompensé. Pourtant, dans la vraie vie, c’est souvent une autre musique qui joue. Les copinages, les réseaux, les « je te tiens, tu me tiens »… Tout un système qui permet à une minorité de contourner les règles pendant que la majorité trime dur.

Prenez l’exemple des grandes écoles : combien de fils et filles de ministres, de PDG ou de stars y entrent sans même passer par la case concours ? Combien de stages ou d’emplois obtenus grâce à un coup de fil de papa ? Trop. Beaucoup trop. Et pendant ce temps, des milliers de jeunes talentueux, mais sans piston, se voient fermer les portes au nez.

C’est la même chose dans l’immobilier : des appartements à prix d’or réservés à des proches, des loyers sous-évalués pour les copains, des aides sociales détournées… La liste est longue, et elle pue.

Pourquoi ça nous énerve autant ?
Parce que ça détruit la confiance. Quand on voit que les règles ne s’appliquent pas à tout le monde, que certains peuvent se permettre ce qui serait impensable pour d’autres, ça donne envie de tout casser. Ou de baisser les bras.

Et puis, il y a l’effet boule de neige : plus les passe-droits se multiplient, plus ils deviennent la norme. À force, on finit par se dire : « À quoi bon jouer le jeu, si le jeu est truqué ? » Et c’est comme ça que la société se pourrit, que le cynisme gagne du terrain.

Et maintenant, on fait quoi ?
Jean-Pierre Colombies a raison de dénoncer. Mais dénoncer, ce n’est pas suffisant. Il faut agir.

  • Exiger la transparence : que chaque décision, chaque nomination, chaque attribution de logement ou de subvention soit traçable, vérifiable.
  • Sanctionner les fraudeurs : zéro tolérance pour ceux qui profitent du système. Qu’ils soient politiques, chefs d’entreprise ou simples citoyens.
  • Valoriser le mérite : et pas seulement le carnet d’adresses. Parce que le vrai talent, lui, ne se transmet pas par héritage.

Conclusion : le ras-le-bol est une force
Oui, les passe-droits, c’est dégueulasse. Oui, c’est monstrueux. Mais notre colère, elle, peut être une arme. Une arme pour changer les choses, pour exiger mieux, pour construire une société où chacun aura sa chance. Sans piston, sans combine, sans hypocrisie.

Alors oui, j’ai vu des passe-droits dégueulasses et monstrueux. Et toi aussi, tu les as vus. Et si on arrêtait de les tolérer ?

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