J’ai arnaqué un serrurier : Arnaqueur

Tu connais la sensation ? Celle où tu te sens comme le dernier des pigeons après avoir payé 300 € pour une serrure qui valait 30 balles ? Moi, je l’ai vécue. Sauf que cette fois, c’est le serrurier qui a fini plumé. Et je vais te raconter comment.

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L’arnaque classique : le coup de la serrure « irréparable »

Tout a commencé un dimanche soir, à 20h30. Bien sûr. Parce que les serruriers, comme les plombiers, ont un sixth sens pour détecter le moment où tu es le plus vulnérable : le week-end, la nuit, ou quand tu as juste envie de t’écrouler devant Koh-Lanta.

Ma porte claquée, mes clés à l’intérieur, et mon téléphone qui affiche fièrement « Aucun serrurier disponible avant demain ». Sauf Monsieur « Je-Passe-En-5-Minutes-Chronos », bien sûr. Spoiler : il est arrivé en 45 minutes. Déjà, premier drapeau rouge.

Il inspecte la serrure, soupire comme si je venais de lui annoncer la fin du monde, et lâche :
« C’est une serrure de sécurité haut de gamme… Impossible à crocheter. Il faut tout casser et en mettre une nouvelle. »

Traduction : « Prépare ton portefeuille, mon gars. »

Le jeu du chat et de la souris (ou du client et de l’escroc)

Je connais un peu le milieu, alors je lui demande :
« C’est quelle marque, déjà ? »
Il me sort un nom que je ne connais pas, avec un logo qui ressemble à un hiéroglyphe égyptien. « Ah, une SuperLock 9000… Très rare. » Bien sûr. Comme un Pokémon légendaire.

Je fais mine de réfléchir, puis :
« Bon, allez, faites-moi un devis. »

C’est là que ça devient intéressant. 380 €. Pour une serrure qui, selon mes recherches rapides sur mon téléphone (merci les 4G), coûte 89 € en magasin de bricolage. Et encore, c’était le modèle « premium » avec option « résiste aux ouragans et aux zombies ».

La revanche du client informé

J’ai joué le jeu. J’ai fait semblant d’hésiter, puis j’ai sorti mon coup de maître :
« Vous savez, mon assurance habitation couvre les serrures. Je vais les appeler pour voir si ils peuvent envoyer quelqu’un. »

Magie. Son visage change. « Ah… Bon, dans ce cas, je peux peut-être essayer de l’ouvrir sans tout casser. Mais ça va coûter plus cher en main d’œuvre. »

Erreur. J’avais déjà appelé mon assurance (en vrai). Et devine quoi ? Ils m’ont dit : « On vous envoie un serrurier partenaire, gratuitement. »

La chute (et la morale de l’histoire)

Le serrurier a soudainement « trouvé une solution » pour ouvrir la porte… en 2 minutes chrono. Sans casser quoi que ce soit. Et il m’a facturé 90 € au lieu de 380. « Parce que je suis sympa. »

Sympa ? Non. Malin. Il a compris que j’avais vu clair dans son jeu.

Leçon à retenir

  1. Ne jamais paniquer : Un serrurier honnête ne te fera pas payer une fortune pour une urgence.
  2. Toujours vérifier : Un coup de fil à ton assurance ou à un voisin bricoleur peut te sauver des centaines d’euros.
  3. Le bluff, ça marche : Parfois, il suffit de montrer que tu n’es pas dupe pour que l’arnaqueur recule.

Et surtout… Partagez cet article pour que les serruriers malhonnêtes aient un peu plus peur de tomber sur des clients comme moi.

Et toi, tu as déjà été victime (ou héros) d’une arnaque ? Raconte-moi en commentaire !

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