Arnaud Cosson : La dictée pour les nuls

Souvenez-vous : l’école, le tableau noir, la craie qui crisse, et ce prof qui lançait d’une voix solennelle « sortez vos ardoises, nous allons faire une dictée ». Pour certains, c’est un doux souvenir. Pour d’autres, c’est carrément le cauchemar qui revient la nuit. Arnaud Cosson, lui, a décidé d’en faire un sketch et pas n’importe lequel : « La dictée pour les nuls », présenté dans l’émission « On n’demande qu’à en rire » le 12 avril 2012, où il a décroché 82 points pour son 35ème passage à l’antenne.

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Et croyez-moi, avec Arnaud Cosson, la dictée ne ressemble en rien à celle de votre instituteur. L’humoriste, fin connaisseur du quotidien et de ses absurdités, prend ce rituel scolaire sacro-saint et le fait trébucher sur toutes les marches de la langue française. Les accents, les exceptions, les règles alambiquées qui donnent des sueurs froides même aux plus lettrés d’entre nous : tout y passe, transformé en festival de mots tordus et de situations désopilantes.

Ce qui frappe chez Cosson, c’est cette manière qu’il a de faire rire avec ce que tout le monde a vécu. Qui n’a jamais recommencé trois fois une phrase parce que le dictateur parlait trop vite ? Qui n’a jamais inventé l’orthographe d’un mot en espérant que personne ne remarque ? L’humoriste saisit ces petites misères universelles et les amplifie jusqu’à l’explosion de rire. C’est du rire de reconnaissance, du rire de complicité, celui qui fait se retourner les spectateurs en se disant « mais c’est exactement ça, la dictée ! ».

Passé maître dans l’art du personnage décalé, Arnaud Cosson a façonné au fil des années un univers bien à lui, fait de gags ciselés et d’un rythme de mitraillette. Ses passages répétés dans « On n’demande qu’à en rire » l’ont imposé comme une valeur sûre de l’humour à la française : sans vulgarité gratuite, mais avec une énergie communicative qui emporte le public. « La dictée pour les nuls » en est un superbe exemple un concept simple, une exécution au cordeau, et des répliques qui restent dans les mémoires.

Ce sketch, c’est aussi une tendre revanche pour tous les « nuls en orthographe » que nous sommes, secrètement ou assumés. Parce qu’au fond, la dictée c’est ce moment où l’on se jugait tous les fautes soulignées en rouge comme des blessures de guerre. Cosson retourne le couteau avec tant de drôlerie que même les champions d’orthographe en perdent leur Bescherelle.

Alors installez-vous confortablement, remontez le temps jusqu’à votre salle de classe, et laissez-vous porter par ce moment de télévision qui prouve qu’avec du talent, même les souvenirs d’école peuvent devenir un regal de comédie. Et si l’envie vous prend de vérifier que « accordéon » prend bien deux « c », on ne vous jugera pas : Arnaud non plus, c’est pour les nuls après tout !

1 Comment

  1. Justine

    Quel plaisir de revoir ce sketch ! Arnaud Cosson a un vrai talent pour transformer la dictée : le cauchemar de notre enfance en moment de pure hilarité. Chaque fausse faute d’orthographe est un petit bijou d’humour, et le prof dépassé par les événements, c’est un condensé de tous nos souvenirs d’école. Impossible de garder son série, on réécouterait dix fois ! Merci pour ce partage, ça détend vraiment.

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