Anne Roumanoff : La hausse des prix
Si vous pensiez que le prix du pain avait atteint des sommets dignes de l’Everest, attendez de voir ce qu’Anne Roumanoff en pense. La reine de l’humour grinçant et du rire qui fait mal (mais qui fait du bien) a encore frappé. Et cette fois, c’est la hausse des prix qui passe à la casserole. Parce qu’entre l’inflation et les factures qui s’envolent, il ne reste plus qu’une solution : en rire… ou pleurer. Mais comme les larmes, ça ne paie pas les courses, autant opter pour le rire.
L’inflation, ce nouveau personnage de stand-up
Anne Roumanoff, c’est un peu la voix de la France qui râle, mais avec élégance. Et en ce moment, la France a de quoi râler. Entre le prix de l’essence qui fait rêver les automobilistes de vélos, les courses qui coûtent plus cher qu’un abonnement à Netflix, et les loyers parisien qui frôlent le PIB d’un petit pays, on se demande si le SMIC n’est pas devenu un accessoire de luxe.
Dans son dernier spectacle, Roumanoff ne mâche pas ses mots : elle transforme l’inflation en personnage principal, un méchant de dessin animé qui nous vole notre pouvoir d’achat pendant qu’on a le dos tourné. Et le pire ? On ne peut même pas le battre à la fin de l’épisode. « Avant, on disait c’est la crise, maintenant on dit c’est la vie », lance-t-elle, résumant à elle seule le fatalisme ambiant.
Le panier de courses : un nouveau sport extrême
Faire ses courses, c’était déjà une corvée. Maintenant, c’est un sport de combat. Entre les promotions qui disparaissent plus vite que les soldes d’hiver et les prix qui montent plus vite que le thermomètre en août, il faut avoir le cœur bien accroché. Roumanoff compare d’ailleurs le supermarché à un casino : « Vous entrez avec 50 euros, vous ressortez avec un sac de pâtes et l’impression d’avoir perdu au blackjack. »
Et n’essaiez même pas de vous plaindre. Le caissier, lui, il a un SMIC et des horaires de ministre. Alors il sourit, mais en dedans, il pleure aussi. Roumanoff, elle, elle pleure à l’extérieur. Et ça fait du bien.
Et demain ?
Si la tendance continue, on peut imaginer que dans quelques années, les spectacles d’humour seront remplacés par des ateliers « comment survivre avec 10 euros par mois ». Mais en attendant, on a Anne Roumanoff. Et c’est déjà ça.
Alors oui, les prix montent. Oui, le pouvoir d’achat fond comme neige au soleil. Mais tant qu’on peut en rire, on n’a pas tout perdu. Après tout, comme le dit si bien Roumanoff : « La vie est chère, mais au moins, le rire est gratuit. Enfin… pour l’instant. »
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