Dimanche soir, 18 heures, Radio Nova : c’est l’heure de La Dernière, la grande messe dominicale de l’humour engagé portée par Guillaume Meurice et sa bande de chroniqueurs insoumis. Et parmi eux, un Breton au verbe tranchant comme un canif : Pierre-Emmanuel Barré. Sa chronique du 25 octobre 2026 s’intitule « Les dictateurs » sous-titre tacite : « La dictature en marche ! ». De quoi parler, non ?
L’homme qui ne plie pas
Pour ceux qui débarquent de la lune (ou d’un régime autoritaire, cela va bien ensemble) : Pierre-Emmanuel Barré, né en 1984 à Quimperlé, ex-étudiant en biologie reconverti au Cours Florent, est l’un des humoristes les plus librement irrespectueux du paysage français. Adepte assumé de l’humour noir, il a fait ses classes sur France Inter dans On va tous y passer puis La Bande originale, avant de passer par Canal+ et France 2. Depuis l’automne 2024, c’est sur Nova qu’il officie, au sein de La Dernière, l’émission où l’on rigole de tout, surtout de ce qu’on n’est pas censé pouvoir rire.
Des dictateurs plein les poches
Le sujet est vaste, presque embarrassant de richesse : les dictateurs ne sont pas une espèce en voie de disparition, loin de là. Le ton est donné dès le sous-titre : la dictature en marche. Barré y fait ce qu’il sait faire mieux que personne : prendre un sujet grave, le tourner sous tous les angles, et dégainer la punchline qui fait à la fois rire et réfléchir. Son humour fonctionne comme un détecteur de métaux : il bip dès qu’une autorité s’installe un peu trop confortablement, dès qu’une démocratie commence à grincer des serrures.

La chronique s’inscrit dans la lignée de ses papiers précédents souvenez-vous de « Une statue pour Macron », une semaine plus tôt. Barré a ce talent rare de parler politique sans jamais prendre le ton du professeur. Chez lui, pas de cours magistral : un flot d’images, un rythme de mitraillette, et cette voix mi-niaque mi-cynique qui transforme chaque intervention en petite pièce d’artillerie satirique.
Pourquoi l’écouter
C’est simple : parce que rire des puissants reste l’un des derniers sports à la fois légal et vital. Barré est de cette école de chroniqueurs qui considèrent que l’humour n’est pas un divertissement, mais une arme de précision. Sa chronique sur les dictateurs tombe à point nommé, à une époque où les dirigeants du monde entier semblent disputer un concours de durée sur le trône et où certains candidats à la succession se bousculent au portillon.

La Dernière, c’est le dimanche à 18 heures en direct sur Radio Nova, et à tout moment en podcast et en vidéo. Alors installez-vous, branchez vos écouteurs, et laissez Pierre-Emmanuel Barré vous expliquer pourquoi les dictateurs sont drôles jusqu’au jour où ils ne le sont plus du tout. C’est précisément là tout le sel de l’exercice : rire aujourd’hui pour ne pas pleurer demain.