J’ai enquêté en secret sur un meurtre : Le cas Céline Giboire

La première fois que j’ai entendu parler de Céline Giboire, c’était par un coup de fil anonyme, un soir de novembre 2023. « Elle n’est pas morte comme on vous l’a dit. » La voix était tremblante, étouffée, comme si l’homme avait peur d’être entendu. J’ai raccroché en riant. Les théories du complot, je connaissais. Mais quelque chose, dans le ton de cet inconnu, m’a hanté pendant des semaines.

Céline Giboire, 34 ans, avait officiellement été victime d’un accident de voiture sur une route déserte des Ardennes. Les gendarmes avaient conclu à une perte de contrôle, peut-être due à l’alcool. Pourtant, les détails clocheient. Pourquoi son téléphone, retrouvé intact dans la voiture, avait-il disparu des preuves ? Pourquoi son mari, Lucien Giboire, un homme influent dans la région, avait-il changé de version trois fois en 48 heures ?

J’ai décidé d’enquêter. En secret.

Mon premier indice : un carnet, caché sous le parquet de la maison des Giboire, que j’ai récupéré grâce à une connaissance proche de la famille. À l’intérieur, des pages entières étaient consacrées à une société secrète, Les Veilleurs de l’Aube, un groupe que Lucien fréquenterait assidûment. « Ils croient contrôler le destin des gens… et ils éliminent ceux qui les menacent », avait griffonné Céline, deux jours avant sa mort. Une phrase soulignée en rouge : « S’ils savent que je sais, je suis morte. »

Le deuxième indice est venu d’un ancien médecin légiste, à la retraite depuis peu. « Le rapport d’autopsie mentionnait des traces de strychnine dans son sang, a-t-il murmuré. Mais on m’a ordonné de me taire. » La strychnine, un poison violent qui provoque des convulsions atroces… rien à voir avec un accident de la route.

Puis il y a eu l’enregistrement. Une caméra de surveillance, près du lieu du drame, avait capté une silhouette près de la voiture de Céline, une heure avant l’accident. Un homme en manteau noir, qui semblait verser quelque chose dans le réservoir. Le visage était flouté, mais sa démarche… je l’avais déjà vue. C’était celle de Lucien.

Quand j’ai confronté ce dernier, il a souri. « Vous jouez avec le feu, monsieur. Céline était instable. Elle s’est suicidée. » Pourtant, ses mains tremblaient. Et le lendemain, mon appartement a été cambriolé. Rien n’a été volé… sauf mon carnet de notes.

Aujourd’hui, je ne sais toujours pas qui a tué Céline Giboire. Mais une chose est sûre : quelqu’un ne veut pas que la vérité éclate. Et si je continue à creuser, je risque de finir comme elle.

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *