Ce jeudi 23 avril 2026, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, était l’invité phare des Grandes Gueules sur RMC. Une émission toujours aussi animée, où le ministre a dû affronter des sujets brulants, entre sécurité des élèves, réformes scolaires et débats sociétaux.
Un ministre ébranlé par le drame des stages
Dès son arrivée sur le plateau, Édouard Geffray a évoqué, la voix grave, la mort tragique d’un lycéen de 15 ans, Calvin, lors d’un stage en entreprise. « Ébranlé par ce drame absolu », il a annoncé l’ouverture d’une enquête pour « mieux sécuriser les stages de mineurs en milieu professionnel ». Rappelant que les stages d’observation ne devraient pas exposer les jeunes à des tâches dangereuses, il a insisté : « On observe, on ne fait pas un geste professionnel, on ne conduit pas une machine ». Pourtant, face aux GG, il a dû défendre le principe même des stages, soulignant leur rôle clé dans l’égalité des chances.
Des débats enflammés sur les salaires et les plateformes
L’émission a aussi abordé des sujets qui touchent directement le portefeuille des Français. « Sur 100 euros, seulement 52,80 dans votre poche ! » : le constat a fait réagir les auditeurs et les chroniqueurs. Laura Warton Martinez, Charles Consigny et Joëlle Dago-Serry ont débattu avec le ministre de la fiscalité, des charges, et même de l’économie des plateformes comme Deliveroo ou Uber Eats, qualifiées par certains de « traite d’êtres humains ». Geffray, habitué aux joutes verbales, a tenté de recentrer le débat sur les solutions structurelles, sans toujours convaincre.
Rythmes scolaires : un sujet pour 2027 ?
Autre point chaud : les rythmes scolaires. Le ministre a surpris en déclarant : « On a besoin que nos ados commencent à 9h plutôt qu’à 8h ». Une prise de position qui a suscité des réactions partagées. « Ce n’est pas pour la rentrée 2026, mais ce sera un sujet de la présidentielle 2027 », a-t-il précisé, soulignant la complexité d’une telle réformer.
Un ministre en première ligne
Entre annonces et polémiques, Édouard Geffray a montré une fois de plus sa capacité à tenir tête haute face aux critiques. Son passage aux GG a confirmé son image : un ministre en première ligne, prêt à défendre ses convictions, même sous le feu des questions les plus directes.