Trump accuse l’Iran d’avoir : « violé le cessez-le-feu à de nombreuses reprises »

21 avril 2026 – Alors que le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, entré en vigueur le 8 avril, arrive à expiration dans moins de 48 heures, les tensions redoublent entre Washington et Téhéran. Donald Trump a de nouveau pointé du doigt l’Iran, l’accusant d’avoir « violé le cessez-le-feu à de nombreuses reprises », notamment en reprenant le contrôle du détroit d’Ormuz et en ciblant des navires commerciaux. Ces déclarations interviennent dans un contexte de menaces mutuelles et d’incertitude sur la reprise des négociations, prévues au Pakistan mais toujours non confirmées par Téhéran.

Dimanche, la marine américaine a ouvert le feu sur le cargo iranien Touska dans le golfe d’Oman, le saisissant après une tentative de franchissement du blocus maritime imposé par Washington. Trump a justifié cette action sur sa plateforme Truth Social : « Le navire a tenté de franchir notre blocus maritime, et mal lui en a pris. » En réponse, l’Iran a dénoncé un « acte de piraterie armée » et promis une « riposte bientôt », tout en accusant les États-Unis d’avoir eux-mêmes violé les termes du cessez-le-feu.

Un cessez-le-feu fragile et des enjeux économiques majeurs
Le conflit, déclenché le 28 février par des frappes israélo-américaines, a déjà fait des milliers de morts et ébranlé l’économie mondiale. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux, reste un point névralgique. Après l’avoir brièvement rouvert vendredi, l’Iran a repris son contrôle strict en réaction au maintien du blocus américain sur ses ports. Résultat : les prix du pétrole ont bondi de plus de 5 % lundi, et les Bourses européennes ont chuté, reflétant l’inquiétude des investisseurs.

Donald Trump a multiplié les avertissements, affirmant que « beaucoup de bombes exploseront » si les revendications américaines ne sont pas satisfaites avant la fin de la trêve. Il a aussi réitéré son intention de maintenir le blocus tant qu’aucun accord n’est trouvé, estimant que cela coûte à l’Iran « 500 millions de dollars par jour »AFP. De son côté, Téhéran nie toute violation et dénonce les « violations manifestes » américaines, notamment la saisie du cargo et les retards dans l’application du cessez-le-feu au Liban.

Des négociations dans l’impasse ?
Une délégation américaine, menée par le vice-président JD Vance, doit se rendre à Islamabad pour tenter de relancer le dialogue. Mais l’Iran n’a toujours pas confirmé sa participation, et les positions restent éloignées, notamment sur la question nucléaire. Trump affirme avoir obtenu de l’Iran la promesse de renoncer à son uranium hautement enrichi, ce que Téhéran dément catégoriquement.

Alors que l’ultimatum expire mercredi soir (heure de Washington), l’incertitude plane. « Les marchés étaient beaucoup trop optimistes », estiment les analystes de la Deutsche Bank, soulignant que « les positions des deux parties restent suffisamment éloignées pour qu’un accord durable soit extrêmement difficile à conclure »AFP+1.

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