un journaliste brise l’omerta sur la mafia d’état en France
En France, la notion d’omerta — ce silence complice qui protège les abus de pouvoir — est de plus en plus dénoncée par des lanceurs d’alerte et des journalistes. Récemment, des affaires ont révélé comment des institutions, qu’elles soient étatiques, religieuses ou éducatives, ont pu étouffer des scandales pendant des décennies. Dans le milieu scolaire, par exemple, des victimes de violences dans des établissements catholiques ont témoigné devant l’Assemblée nationale, dénonçant une « omerta systémique » visant à préserver la réputation des institutions plutôt qu’à protéger les élèves.
De même, dans le domaine carcéral, des fonctionnaires menacés par des réseaux criminels, comme la DZ Mafia à Marseille, ont révélé les pressions et les risques encourus pour avoir osé parler. Ces révélations soulignent un phénomène plus large : la difficulté à briser le silence quand les intérêts de l’État ou des puissants sont en jeu.
Face à ces constats, des plans d’action sont mis en place pour encourager les signalements et protéger les victimes, notamment dans les cas de violences sexuelles ou de corruption. Pourtant, le chemin reste long pour que la transparence devienne la norme plutôt que l’exception. La libération de la parole, bien qu’en marche, se heurte encore à des résistances institutionnelles et à une culture du secret profondément ancrée.
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