Un ex-agent de la DGSE expose l’état lamentable de l’État Français

Alors que la France traverse une période de tensions politiques et économiques, les critiques internes se multiplient. Un ancien agent de la DGSE, dont le témoignage a récemment fait surface, dénonce un « état lamentable » des institutions françaises, pointant du doigt une perte d’influence, une gestion budgétaire hasardeuse et une vulnérabilité accrue face aux ingérences étrangères. Selon lui, les services de renseignement, autrefois réputés pour leur efficacité, peinent à faire face aux défis contemporains, notamment la cybercriminalité et les manipulations informationnelles orchestrées par des puissances hostiles.

Le tableau dressé est sombre : une dette publique record (proche de 3 500 milliards d’euros, soit 118 % du PIB en 2025), un déficit public persistant (5,4 % du PIB), et des relations diplomatiques tendues, notamment avec l’Algérie, qui bloquent toute coopération efficace en matière migratoire et sécuritaire. Les récents incidents, comme les actes de déstabilisation attribués à des services russes ou les crises répétées avec Alger, illustrent cette fragilité. L’ex-agent souligne aussi l’absence de vision stratégique à long terme, aggravée par une instabilité gouvernementale chronique.

Pourtant, l’État tente de réagir, comme en témoignent les rachats d’actifs stratégiques (Alcatel Submarine Networks, Eutelsat) ou les tentatives de relance du dialogue avec l’Algérie. Mais ces initiatives restent insuffisantes face à l’ampleur des défis. « La France est en train de perdre pied sur la scène internationale », alerte-t-il, appelant à une refonte profonde de l’appareil étatique et à un renforcement des moyens alloués à la sécurité nationale.

Ce constat rejoint celui d’autres experts, qui s’inquiètent de la soutenabilité de la dette et de la capacité du pays à préserver sa souveraineté. Dans un monde de plus en plus instable, la question n’est plus de savoir si la France peut se relever, mais à quel prix.

20 comments

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La fin du mythe républicain ?

La France se targue de son modèle républicain, mais ce récit d’un ex-agent de la DGSE révèle une réalité bien moins reluisante. Comment croire en la solidité de nos institutions quand ceux qui les servent de l’ombre les décrivent comme inefficaces et corrompues ? Ce n’est pas seulement un problème de moyens, mais de gouvernance. À force de privilégier les luttes de pouvoir aux réformes structurelles, l’État se saborde. Ce témoignage devrait interpeller chaque citoyen : notre pays est-il encore capable de se réinventer, ou sommes-nous condamnés à subir ce déclin silencieux ?

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Un témoignage glaçant

Ce témoignage d’un ancien agent de la DGSE est un électrochoc. Si même les services secrets, censés protéger nos institutions, dénoncent un État à la dérive, jusqu’où ira la dégradation ? Entre bureaucratie paralysante, manque de moyens et absence de vision, on se demande comment la France compte affronter les crises futures. Ce n’est pas seulement une question de sécurité nationale, mais de crédibilité internationale. Quand les lanceurs d’alerte viennent de l’intérieur, il est urgent d’écouter. Espérons que ce cri d’alarme ne tombera pas dans l’oreille d’un État sourd, trop occupé à gérer ses divisions internes. La transparence est nécessaire, mais suffira-t-elle à inverser la tendance ?

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Hector

Critiquer est facile, proposer des solutions l’est moins. À ceux qui partagent ce constat : quelles sont vos idées pour redresser la barre ? Le débat est ouvert…

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Harvey

Lire cela me donne des frissons. Si les élites elles-mêmes ne croient plus en l’État, comment voulez-vous que les citoyens fassent confiance ? Il est temps de reconstruire, mais par où commencer ?

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Hari

Notre pays a tant de potentiel, mais il est miné par l’immobilisme et les luttes de pouvoir. Quand est-ce que nos dirigeants comprendront qu’il faut agir, et vite ?

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Hanaé

Si les services de renseignement sont en difficulté, c’est toute notre sécurité qui est menacée. Il est temps de dépolitiser ces enjeux et de donner les moyens nécessaires à ceux qui nous protègent.

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    Le symptôme d’un malaise plus profond

    L’état « lamentable » de l’État français n’est pas une surprise pour ceux qui suivent l’actualité. Ce qui choque, c’est l’ampleur des dysfonctionnements révélés par un insider. Comment expliquer qu’un pays aussi riche en ressources humaines et historiques en arrive là ? Entre clientélisme, court-termisme politique et désengagement, les causes sont connues. Mais les solutions, elles, restent introuvables. Peut-être faut-il accepter que le système soit à bout de souffle et oser repenser notre modèle de gouvernance. Sinon, ces témoignages ne seront que les prémices d’un effondrement annoncé.

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Haiden

Les anciens agents ont souvent tendance à idéaliser le passé. L’État a toujours eu des défauts, mais il a aussi su s’adapter. Ne tombons pas dans le catastrophisme.

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Hadidja

Comparée à d’autres pays, la France s’en sort encore plutôt bien. Mais cela ne doit pas nous empêcher de progresser. L’auto-critique est saine, à condition qu’elle mène à des actions concrètes.

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Hyacinthe

Enfin un sujet qui sort des sentiers battus ! Les médias devraient plus souvent donner la parole à ceux qui connaissent les rouages de l’État. Merci pour cet éclairage.

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Hinaya

Quand même la DGSE est en difficulté, c’est le signe que le problème est systémique. Il faut une refonte totale, pas des rustines. Qui osera s’y attaquer ?

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Hénora

Certes, il y a des problèmes, mais la France reste une grande nation. Exagérer les difficultés ne fait qu’alimenter le défaitisme. Gardons espoir et agissons localement.

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Heaven

Cet article devrait être lu par tous les candidats à la prochaine présidentielle. Il est urgent de repenser notre modèle d’État, sinon la France risque de perdre son rang sur la scène internationale.

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Haruna

Facile de critiquer, mais quelles sont les solutions proposées ? Les gouvernements successifs ont leur part de responsabilité, mais les citoyens aussi. Nous votons pour des promesses, pas pour des réformes douloureuses.

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    Un appel à la mobilisation citoyenne

    Ce genre de révélation devrait nous pousser à exiger des comptes. Un État affaibli, c’est une démocratie en danger. Plutôt que de se contenter d’indignation passive, il est temps de questionner nos représentants, de soutenir les médias indépendants et de refuser la résignation. La DGSE n’est que la partie émergée de l’iceberg : santé, éducation, justice… tous les piliers de notre société vacillent. Et si la solution venait de nous, citoyens ? À quand un sursaut collectif pour redonner du sens à l’action publique et restaurer la confiance ?

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Hannael

En tant que fonctionnaire, je reconnais malheureusement une partie de ce qui est décrit. Les lourdeurs administratives et le manque de vision à long terme sont des fléaux. Mais comment inverser la tendance ?

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Hallya

Si même nos services secrets sont en crise, que reste-t-il ? Entre bureaucratie étouffante et manque de moyens, on se demande comment le pays peut encore tenir debout. Réveillons-nous avant qu’il ne soit trop tard !

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Haïcé

Les propos d’un seul individu, même bien placé, ne suffisent pas à dresser un tableau complet. Où sont les contrepoints ? Les médias devraient donner la parole à d’autres acteurs pour éviter les généralisations hâtives.

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Hackim

Merci à l’auteur pour ce témoignage sans filtre. Il est rare d’entendre une voix de l’intérieur dénoncer aussi clairement les dysfonctionnements. Espérons que cela fera réagir ceux qui ont encore le pouvoir de changer les choses.

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Guilhem

Cet article confirme ce que beaucoup pressentaient : nos institutions sont à bout de souffle. Quand un ancien agent de la DGSE tire la sonnette d’alarme, il est temps d’écouter. Mais qui a le courage de réformer en profondeur ?