révélation sur les liens entre le patronat et l’extrême droite
En 2026, les liens entre le patronat français et l’extrême droite ne sont plus un tabou. Longtemps sous-estimée, cette proximité s’affiche désormais au grand jour, alors que le Rassemblement National (RN) frôle le pouvoir. Plusieurs indices révèlent une normalisation de ces relations : des dirigeants comme Vincent Bolloré mettent leur empire médiatique au service de l’extrême droite, tandis que d’anciens PDG, à l’image de Loik Le Floch-Prigent, conseillent ouvertement des figures comme Éric Zemmour. Le Medef, après des années de divisions internes, ne cache plus ses échanges avec le RN, reprenant même certaines de ses propositions législatives, notamment dans les secteurs du bâtiment ou du tabac.
Les alertes historiques de Daniel Guérin sur les liens entre fascisme et grand capital résonnent avec une actualité brûlante. Comme le souligne Mediapart, le patronat, confronté à la montée des gauches, préfère désormais « dealer » avec l’extrême droite plutôt que de risquer des réformes fiscales ou sociales jugées trop contraignantes. Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, dénonce une logique purement économique : « Le patronat défend uniquement ses petits intérêts, gagner toujours plus », quitte à banaliser un parti dont les idées menacent les équilibres démocratiques.
Cette collusion s’inscrit dans une dynamique internationale, où les élites économiques, inspirées par l’exemple américain, privilégient un capitalisme sans entraves, même au prix d’alliances moralement discutables. En France, la peur d’une gauche au pouvoir semble souder les rangs du patronat, prêt à franchir des lignes rouges autrefois infranchissables. Comme le rappelle l’histoire, de Von Papen à Pinochet, les milieux d’affaires ont souvent pavé la voie à l’extrême droite pour préserver leurs privilèges.
Face à cette réalité, la question n’est plus de savoir si le patronat soutient l’extrême droite, mais comment il compte en tirer profit.
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