En 2025, l’économiste Gabriel Zucman s’impose comme une figure redoutée par les plus grandes fortunes. Sa proposition d’un impôt plancher de 2 % sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros, surnommée la « taxe Zucman », vise à corriger une inégalité fiscale criante : les ultra-riches, grâce à des montages financiers complexes, paient proportionnellement moins d’impôts que les ménages ordinaires. Selon Zucman, cette mesure pourrait rapporter jusqu’à 20 milliards d’euros par an à l’État français, tout en rétablissant une forme de justice sociale.
Les réactions ne se font pas attendre. Les grands patrons et leurs relais politiques dénoncent une « mesure absurde » ou une « haine du riche ». Bernard Arnault, par exemple, y voit une menace pour l’économie française. Pourtant, Zucman rappelle que l’enjeu n’est pas de punir la richesse, mais de mettre fin à une optimisation fiscale qui prive la collectivité de ressources essentielles. « Les ultra-riches ne paieront pas plus, mais ne paieront plus moins », résume-t-il.
Alors que le débat fait rage à l’Assemblée nationale, la « taxe Zucman » cristallise les tensions entre justice fiscale et résistance des élites économiques. Une chose est sûre : Zucman a réussi à placer la question de la fiscalité des ultra-riches au cœur de l’agenda politique, forçant chacun à se positionner sur un sujet longtemps évité.
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