nous assistons a la formation d’un arc néofasciste

En Europe, l’émergence d’un arc néofasciste n’est plus une hypothèse, mais une réalité inquiétante. Les partis d’extrême droite, autrefois marginaux, gagnent du terrain dans plusieurs pays, profitant des crises économiques, migratoires et identitaires pour normaliser leurs discours. En France, en Italie, en Allemagne ou encore en Hongrie, ces mouvements s’allient, se renforcent et influencent les politiques nationales, parfois jusqu’à intégrer des gouvernements.

Leur rhétorique, fondée sur la peur de l’autre, la nostalgie d’un passé mythifié et le rejet des institutions démocratiques, séduit une partie croissante de l’électorat. Les réseaux sociaux amplifient leurs messages, créant des bulles d’opinion où la désinformation prospère. Les valeurs d’ouverture, de solidarité et de droits humains, pilier de l’Europe d’après-guerre, sont aujourd’hui menacées.

Face à cette montée, les forces démocratiques peinent à proposer une réponse unie. Pourtant, l’histoire nous rappelle les dangers de sous-estimer ces dynamiques. La banalisation des idées extrémistes, la diabolisation des médias et des minorités, ainsi que la remise en cause des équilibres institutionnels doivent alerter.

Il est urgent de réaffirmer les principes de tolérance, de justice sociale et de respect des droits fondamentaux. Les citoyens, les associations et les partis progressistes doivent se mobiliser pour défendre une vision inclusive de la société. L’enjeu n’est pas seulement politique, mais civilisationnel : préserver un modèle où la diversité est une richesse, et non une menace.

La vigilance s’impose. Car si l’arc néofasciste se construit sous nos yeux, c’est à nous d’en briser la trajectoire, avant qu’il ne soit trop tard.

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