mouvement sociaux : comment les médias cassent les grèves
Les grèves, expressions légitimes de mécontentement, sont souvent malmenées par les médias dominants. Entre minimisation des enjeux, focalisation sur les « désagréments » pour les usagers, et diabolisation des grévistes, la couverture médiatique participe à affaiblir la mobilisation. Les titres choc, les images choisies pour dramatiser, ou encore l’omission des revendications transforment un combat collectif en simple « perturbation ». Les chaînes d’info en continu, avides de sensationnel, réduisent les luttes sociales à des conflits stériles, occultant les inégalités structurelles qu’elles dénoncent.
Pire, certains médias amplifient les divisions en opposant « travailleurs » et « grévistes », comme si les uns n’étaient pas les autres. Les réseaux sociaux, bien que parfois vecteurs de contre-information, ne suffisent pas à contrer cette machine à désinformations. Face à ce traitement biaisé, une question s’impose : à qui profitent vraiment ces silences et ces caricatures ? La réponse est souvent du côté du pouvoir économique et politique.
Pour résister, les mouvements sociaux doivent s’emparer des outils médiatiques alternatifs et exiger une information pluraliste. Car une grève qui dérange est une grève qui compte.
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