Macron extrême droite : du rempart au boulevard

En 2017, Emmanuel Macron accède à la présidence grâce aux voix de millions d’électeurs déterminés à bloquer Marine Le Pen. Il promet alors d’ériger un « rempart » contre l’extrême droite. Pourtant, son quinquennat est marqué par une normalisation progressive des idées nationalistes et xénophobes. Par calcul ou conviction, sa politique a contribué à brouiller les repères entre droite et extrême droite, démantelant protections sociales et libertés publiques. Au lieu de contenir la menace, ses choix ont ouvert un « boulevard » à l’extrême droite, favorisant sa progression et risquant d’enraciner durablement ses idées dans le paysage politique français. L’auteur dénonce une responsabilité directe dans la brutalisation du débat public et l’affaiblissement des valeurs républicaines, mettant en péril les populations les plus vulnérables. Le « vote rempart » de 2017, porté par l’espoir d’un barrage antifasciste, se trouve ainsi trahi, transformant la promesse de protection en une dangereuse illusion.

6 comments

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provocateur

« Et si Macron avait raison ? Après tout, l’extrême droite est un miroir de nos peurs. Plutôt que de la combattre, il a préféré la domestiquer. Stratégie risquée, mais qui pourrait payer : en 2027, le RN sera peut-être si « normalisé » qu’il ne fera plus peur… et que le centre pourra enfin le battre. À moins que ce ne soit l’inverse. L’avenir nous le dira ! »

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personnel (ton engagé)

« En tant que citoyen, je suis écœuré. Macron a passé cinq ans à mépriser les corps intermédiaires, à diviser, et à jouer avec le feu en récupérant les thèmes de l’extrême droite. Résultat ? Le RN est plus fort que jamais. La démocratie ne se défend pas avec des calculs électoralistes, mais avec des convictions. Dommage qu’il l’ait oublié. »

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prospectif

« Cet article montre surtout une chose : l’extrême droite ne progresse pas par hasard, mais parce que le centre a abandonné des pans entiers de la population. Si Macron a échoué à endiguer le RN, c’est peut-être parce qu’il a refusé de s’attaquer aux causes profondes (inégalités, désindustrialisation, etc.). La prochaine élection sera un test : saura-t-on reconstruire une alternative crédible ? »

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ironique

« Ah, la fameuse « digue républicaine »… On se souvient des discours enflammés de 2017, et aujourd’hui, on en est à des ministres qui reprennent les thèmes du RN sans sourciller. Macron, le pyromane qui joue au pompier ? L’histoire jugera, mais en attendant, l’extrême droite doit bien rigoler. »

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critique

« Dire que Macron a « cédé » à l’extrême droite est un raccourci un peu facile. La réalité est plus complexe : face à une gauche divisée et à une droite traditionnelle affaiblie, il a tenté de capter un électorat déçu. Le vrai problème, c’est l’absence de projet mobilisateur pour contrer le RN. La faute à Macron seul ? Non, mais il en porte une part. »

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analytique

« L’article met en lumière une évolution troublante : Macron, qui se présentait comme le rempart contre l’extrême droite, a finalement contribué à banaliser ses idées en les intégrant dans le débat public. La stratégie du « ni gauche ni droite » a-t-elle ouvert la voie à une normalisation du RN ? La question mérite d’être posée, surtout à l’aube de 2027. »