Hercule a New York : film complet avec Arnold Schwarzenegger
Sorti en 1970, « Hercule à New York » marque les débuts cinématographiques d’Arnold Schwarzenegger, alors âgé de seulement 23 ans et déjà champion du monde de bodybuilding. Réalisé par Arthur Allan Seidelman, ce film fantastique et comique raconte l’histoire d’Hercule, lassé de sa vie sur le mont Olympe, qui décide de descendre sur Terre pour découvrir New York. Malgré un budget modeste et une production chaotique, le film est aujourd’hui considéré comme un objet culte, autant pour ses défauts que pour son statut de premier rôle au cinéma de la future star hollywoodienne.
Un synopsis simple, une réalisation audacieuse L’intrigue est aussi basique qu’efficace : Hercule, s’ennuyant parmi les dieux, supplie son père Zeus de le laisser explorer le monde des mortels. Après un accident provoqué par un éclair de Zeus, il se retrouve projeté à New York. Là, il affronte des gangsters, tombe amoureux, et tente de s’adapter à la vie moderne, avec des résultats souvent comiques. Le film mêle mythologie grecque, scènes de combat improvisées et gags involontaires, le tout sur fond de musique répétitive et d’effets spéciaux rudimentaires. Les décors de l’Olympe, réduits à quelques colonnes et toges dans un jardin public, ainsi que la scène mythique de l’ours échappé du zoo (un acteur dans un costume plus que sommaire), sont devenus légendaires parmi les amateurs de nanars.
Schwarzenegger : un début difficile mais mémorable À l’époque, Schwarzenegger, crédité sous le nom d’ »Arnold Strong » en raison de son accent autrichien très marqué, était loin d’être l’acteur charismatique que le monde découvrira plus tard. Son jeu, maladroit et son doublage (sa voix originale a été remplacée en post-production) en font une cible facile pour les critiques. Pourtant, c’est précisément cette naïveté et cette énergie brute qui rendent son interprétation attachante. Le film a été tourné pour seulement 12 000 dollars, une somme dérisoire même pour l’époque, et Schwarzenegger a souvent exprimé son embarras face à ce projet, allant jusqu’à tenter d’acheter les négatifs pour le faire disparaître.
Réception et postérité À sa sortie, « Hercule à New York » est un échec commercial et critique. Les spectateurs et les critiques s’accordent à dire que le film est mal écrit, mal joué et techniquement médiocre. Pourtant, avec le recul, il est devenu un incontournable du cinéma bis, célébré pour son absurdité et son charme involontaire. Les fans de Schwarzenegger y voient une curiosité amusante, un témoignage des débuts modestes d’une icône du cinéma d’action. Le film est aussi un miroir de son époque, reflétant l’engouement pour les peplums et les films de muscles des années 1960-70.
Pourquoi regarder « Hercule à New York » aujourd’hui ? Si le film ne brille ni par son scénario ni par sa réalisation, il offre un regard fascinant sur les débuts d’une légende. Les scènes de combat naïves, les dialogues improbables (« I am Hercules ! » prononcé avec un accent à couper au couteau) et l’audace de son concept en font une expérience cinématographique unique. C’est un film à voir entre amis, avec un esprit ouvert et une bonne dose d’humour, pour apprécier son côté « si mauvais que c’en devient génial ».
En résumé « Hercule à New York » n’est pas un chef-d’œuvre, mais un nanar culte qui a su traverser les décennies grâce à son statut de premier film de Schwarzenegger et à son ton décalé. Il rappelle que même les plus grandes stars ont commencé quelque part, et que le cinéma, parfois, se savoure aussi dans ses ratages les plus spectaculaires. Pour les nostalgiques, les amateurs de films bis ou les fans inconditionnels de Schwarzenegger, ce film reste une pépite à découvrir, ne serait-ce que pour rire des effets spéciaux dignes d’un spectacle de foire et des répliques mythiques.
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