contre l’audiovisuel public : Bolloré lâche sa grosse commission
Depuis des mois, la guerre fait rage entre l’audiovisuel public et les médias de Vincent Bolloré. Accusations de partialité, campagnes de dénigrement, saisines de l’Arcom : le milliardaire et ses chaînes, CNews et Europe 1, ne reculent devant rien pour discréditer France Télévisions et Radio France. Après avoir traîné dans la boue des journalistes comme Thomas Legrand et Patrick Cohen, voici que Bolloré sort l’artillerie lourde : une commission parlementaire, créée sur mesure par ses alliés politiques, pour « enquêter » sur la neutralité du service public. Ironie de l’histoire, c’est lui qui est convoqué pour expliquer pourquoi un animateur condamné pour corruption de mineurs reste à l’antenne de CNews.
Le milliardaire, qui n’a jamais caché son mépris pour un audiovisuel public qu’il juge trop à gauche, semble vouloir en finir. Entre les appels à la privatisation, les procès en sorcellerie médiatique et les auditions spectaculaires, la stratégie est claire : affaiblir, diviser, puis racheter à vil prix. Pendant ce temps, les dirigeants de l’audiovisuel public, Delphine Ernotte Cunci en tête, résistent et dénoncent une « chasse aux sorcières ». Mais face à la machine Bolloré, armée de millions et de relais politiques, la partie s’annonce inégale.
Reste une question : qui paiera la note ? Les contribuables, déjà mis à contribution pour sauver un service public asphyxié, ou les actionnaires de Bolloré, qui rêvent de transformer l’info en produit de consommation comme un autre ? Une chose est sûre : dans cette bataille, ce n’est pas la qualité du débat démocratique qui sortira gagnante.
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