cet éditocrate déteste les femmes qui parlent économie
Dans un monde où l’expertise féminine est encore trop souvent minimisée, un phénomène persiste : celui des « éditocrates » qui méprisent les femmes s’exprimant sur des sujets économiques. Ces gardiens auto-proclamés du savoir, souvent installés dans des positions de pouvoir médiatiques, n’hésitent pas à rabaisser, moquer ou ignorer les analyses portées par des femmes, sous prétexte qu’elles ne seraient pas « légitimes ». Pourtant, les chiffres parlent d’eux-mêmes : les femmes économistes, entrepreneures ou analystes sont de plus en plus nombreuses à briller dans leur domaine. Leur crime ? Oser occuper un espace traditionnellement réservé aux hommes.
Cette misogynie ordinaire se manifeste par des remarques condescendantes, des interruptions systématiques lors de débats, ou encore une sur-représentation masculine dans les tribunes et les plateaux télévisés. Comme le souligne l’article de Mes Délires, cette attitude n’est pas anecdotique : elle reflète une société où le savoir et l’autorité restent genrés. Les femmes qui osent parler d’économie, de finance ou de politique monétaire sont rapidement étiquetées comme « trop ambitieuses », « pas assez techniques », ou pire, « hystériques ».
Pourtant, des figures comme Christine Lagarde, Esther Duflo ou Marianna Mazzucato prouvent chaque jour que l’économie n’a pas de sexe. Leur succès devrait inspirer, mais il dérange. Car remettre en cause l’ordre établi, c’est risquer de perdre des privilèges. Alors, comment briser ce plafond de verre médiatique ? En soutenant les voix féminines, en exigeant une représentation équitable, et en dénonçant sans relâche ces comportements archaïques.
L’économie n’appartient à personne. Elle se nourrit de diversité, d’idées et de débats. Il est temps que les éditocrates et autres gardiens du temple comprennent une chose : l’intelligence n’a pas de genre. Et les femmes, elles, ne demanderont plus la permission de parler.
5 comments