ce massacre familial a choqué la France : affaire Henri Girard
Dans la nuit du 24 au 25 octobre 1941, le château d’Escoire, en Dordogne, devient le théâtre d’un triple meurtre atroce. Georges Girard, sa sœur Amélie et leur domestique Louise Soudeix sont retrouvés massacrés à coups de serpe. Très vite, le fils de Georges, Henri Girard, 26 ans, est désigné comme le principal suspect. Seul survivant et héritier de la fortune familiale, il est emprisonné pendant 19 mois avant d’être acquitté en 1943, grâce à une défense brillamment menée par l’avocat Maurice Garçon. Malgré son acquittement, les soupçons ne le quitteront jamais.
L’affaire, jamais élucidée, refait surface en 2025 avec la publication du livre de Catherine Girard, fille d’Henri, intitulé In Violentia Veritas. Elle y révèle que son père lui aurait avoué sa culpabilité alors qu’elle n’avait que 14 ans. Ce témoignage relance le débat sur une énigme qui passionne la France depuis plus de 80 ans. Pourtant, en 2017, l’écrivain Philippe Jaenada publiait La Serpe, un livre-enquête récompensé par le prix Femina, dans lequel il affirmait l’innocence d’Henri Girard, suggérant même un autre coupable.
Henri Girard, devenu écrivain sous le pseudonyme de Georges Arnaud, est surtout connu pour son roman Le Salaire de la peur, adapté au cinéma. Sa vie aventureuse et son procès spectaculaire ont contribué à faire de cette affaire un mythe, entre polar et drame familial. Aujourd’hui encore, l’histoire divise : entre les aveux posthumes rapportés par sa fille et les arguments des défenseurs de son innocence, le mystère reste entier. Le château d’Escoire, lieu du crime, est désormais le cadre d’un salon du polar, témoignant de l’emprise durable de cette tragédie sur l’imaginaire collectif.
L’affaire Henri Girard, avec ses zones d’ombre et ses rebondissements, continue de fasciner, rappelant que certaines énigmes résistent au temps et à la justice.
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