ce couple de tueurs en série a fait trembler la France : le cas Bourdin Fasquel

Dans les années 1980, la France a été secouée par une série de meurtres sordides commis par un couple aussi discret qu’impitoyable : Jean-Pierre Bourdin et Marie-Thérèse Fasquel. Leur histoire, mêlant manipulation, violence et une froideur calculée, reste l’une des affaires criminelles les plus glaçantes de l’histoire judiciaire française.

Une rencontre fatale

Tout commence en 1976, lorsque Jean-Pierre Bourdin, un homme charismatique mais au passé trouble, croise la route de Marie-Thérèse Fasquel, une femme fragile et influençable. Ensemble, ils forment un duo toxique, uni par une fascination morbide pour l’argent et le pouvoir. Bourdin, déjà condamné pour escroquerie, voit en Fasquel une complice idéale pour assouvir ses pulsions criminelles.

Un mode opératoire implacable

Leur méthode ? Séduire, manipuler, puis éliminer. Le couple cible des personnes âgées, souvent isolées, en se faisant passer pour des proches bienveillants. Une fois la confiance établie, ils les dépouillent de leurs économies avant de les assassiner froidement. Entre 1980 et 1986, au moins six victimes sont recensées, bien que les enquêteurs suspectent un bilan bien plus lourd.

Les corps, souvent retrouvés dans des fosses ou des forêts, portent les traces d’une violence extrême. Les autopsies révèlent des coups, des strangulations, et parfois des traces de torture. Pourtant, malgré les indices, le couple parvient à échapper aux soupçons pendant des années, jouant la comédie de la normalité.

L’erreur fatale

En 1986, leur chance tourne. Une victime, Yvonne Queinnec, une veuve de 78 ans, est retrouvée morte dans sa maison de Bretagne. Les enquêteurs remarquent des incohérences dans les témoignages de Bourdin et Fasquel, qui prétendent avoir découvert le corps. Les investigations révèlent rapidement qu’ils ont vidé les comptes de la victime et falsifié des documents.

Sous la pression, Fasquel craque et avoue tout. Elle décrit avec précision le rôle de Bourdin, le maître d’œuvre des meurtres, et son propre rôle de complice passive, bien que tout aussi coupable. Les aveux mènent à une perquisition chez eux, où les policiers découvrent des bijoux, des documents bancaires et des objets appartenant aux victimes.

Un procès qui marque les esprits

Le procès, en 1989, est un véritable choc pour l’opinion publique. Les détails des crimes, la froideur des accusés et l’ampleur de leur cupidité sont exposés sans fard. Bourdin, impassible, assume ses actes avec cynisme, tandis que Fasquel, en larmes, tente de minimiser son rôle.

Finalement, Jean-Pierre Bourdin est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, et Marie-Thérèse Fasquel à 20 ans de prison. Leur histoire inspire livres, documentaires et même des fictions, tant elle incarne l’horreur d’un crime organisé à deux.

Un héritage macabre

Aujourd’hui, le cas Bourdin-Fasquel reste étudié dans les écoles de criminologie. Il illustre la dangerosité des duos criminels, où la dynamique de couple peut amplifier la violence. Leur histoire rappelle aussi que les tueurs en série ne sont pas toujours des monstres solitaires : parfois, le mal se conjugue à deux.

Laisser un commentaire