délinquants et ultra riches : comment ils ont fait élire Macron ?

Depuis 2017, l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République française a suscité de nombreuses interrogations. Comment un ancien banquier d’affaires, inconnu du grand public quelques années plus tôt, a-t-il pu accéder au pouvoir suprême ? Derrière cette ascension fulgurante se cachent des réseaux d’influence mêlant ultra-riches, lobbies et figures controversées. Une enquête approfondie révèle comment ces acteurs ont façonné le paysage politique pour placer leur champion à l’Élysée.

1. Les réseaux de l’argent : le rôle des ultra-riches Emmanuel Macron n’est pas un produit du hasard. Son parcours est étroitement lié à des cercles financiers puissants. Avant de se lancer en politique, il a travaillé chez Rothschild, une banque d’affaires symbole de l’élite économique mondiale. Ses liens avec des milliardaires comme Bernard Arnault (LVMH) ou Patrick Drahi (Altice) ont souvent été pointés du doigt. Ces soutiens ne se sont pas limités à des dons : ils ont aussi permis de financer des campagnes médiatique et politique d’envergure.

En 2017, le mouvement En Marche ! a bénéficié de dons importants de la part de grands patrons. Selon les rapports de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), près de 60 % des dons provenaient de seulement 200 donateurs, majoritairement issus du monde des affaires. Ces contributions ont permis à Macron de disposer d’une machine de guerre électorale sans précédent, avec des moyens bien supérieurs à ceux de ses adversaires.

Mais l’influence des ultra-riches ne s’arrête pas là. Des médias comme Le Monde ou Les Échos, détenus par des milliardaires, ont joué un rôle clé dans la construction de son image. Une couverture médiatique favorable, des éditoriaux bienveillants et une diabolisation systématique de ses opposants (notamment Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen) ont contribué à le présenter comme le seul choix « raisonnable ».

2. Les délinquants en col blanc : une omerta politique L’autre face de cette élection est l’implication de personnalités aux passés troubles. Plusieurs proches de Macron ont été impliqués dans des affaires judiciaires. Alexandre Benalla, son ancien collaborateur, est devenu le symbole d’un système où l’impunité règne pour ceux qui servent le pouvoir. Mais Benalla n’est que la partie émergée de l’iceberg.

Des figures comme Patrick Strzoda, ancien préfet accusé de conflits d’intérêts, ou des membres de son gouvernement comme Gérard Larcher (mis en cause dans des affaires de détournement de fonds publics) montrent que l’entourage macroniste n’est pas exempt de casiers judiciaires. Pourtant, ces scandales n’ont jamais entaché durablement l’image du président.

Pire, certains délinquants en col blanc ont été récompensés. Des hommes d’affaires condamnés pour fraude fiscale ou corruption ont vu leurs peines atténuées, voire effacées, sous son mandat. Un exemple frappant est celui de Patrick Balkany, condamné à plusieurs reprises pour fraude fiscale et blanchiment, mais qui a continué à bénéficier de soutiens politiques.

3. La stratégie du « ni droite ni gauche » : un leurre pour séduire les électeurs Macron a su habilement se présenter comme un outsider, un « nouveau visage » capable de dépasser les clivages traditionnels. Pourtant, son programme économique (baisse des impôts pour les plus riches, suppression de l’ISF, flexibilisation du marché du travail) est clairement aligné sur les intérêts des élites financières.

Son discours sur le « progrès » et la « modernité » a masqué une réalité bien plus sombre : une politique qui favorise les 1 % les plus riches au détriment des classes populaires. Les gilets jaunes, en 2018, ont été la première rébellion massive contre ce système. Mais malgré la répression et les promesses creuses, le mouvement a été étouffé, grâce à un mélange de communication habile et de répression policière.

4. L’influence des lobbies : quand les multinationales écrivent les lois Sous Macron, les portes de l’Élysée se sont grandes ouvertes aux lobbies. Des géants comme Total, Amazon ou BlackRock ont eu un accès privilégié aux décideurs politiques. Le projet de réforme des retraites, par exemple, a été largement inspiré par des think tanks libéraux financés par ces mêmes multinationales.

Les « Macron boys », ces jeunes hauts fonctionnaires issus de l’ENA ou de Polytechnique, ont systématiquement favorisé les intérêts privés. La loi « travail », la privatisation d’Aéroports de Paris ou la réforme de l’assurance-chômage sont autant de mesures qui profitent aux actionnaires, au détriment des salariés.

5. Conclusion : une démocratie confisquée ? L’élection de Macron en 2017, puis sa réélection en 2022, posent une question fondamentale : la France est-elle encore une démocratie, ou un régime où le pouvoir est détenu par une oligarchie financière et médiatique ?

Les révélations sur les financements occultes, les conflits d’intérêts et les passe-droits accordés aux ultra-riches et aux délinquants en col blanc montrent que le système politique français est gangréné par l’argent et l’impunité. Tant que ces réseaux continueront à tirer les ficelles, les élections ne seront qu’une illusion de choix.

Pour retrouver une vraie démocratie, il faut briser ces cercles de pouvoir. Cela passe par une réforme profonde du financement des campagnes, une transparence totale sur les liens entre politiques et milieux d’affaires, et une justice indépendante capable de sanctionner les abus.

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