enquête sur Jordan Bardella : ses proches et son parti
Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN), incarne aujourd’hui la nouvelle façade du parti d’extrême droite français. À 30 ans, il multiplie les apparitions médiatiques et la promotion de son livre, affichant un discours mesuré et contrôlé. Pourtant, derrière cette image soigneusement travaillée, les enquêtes récentes de Mediapart révèlent une réalité plus complexe. Le parti, malgré sa stratégie de « dédiabolisation », reste marqué par des affaires et des alliances qui interrogent. Ainsi, alors que Bardella se présente comme un gaulliste modéré, il a récemment coorganisé à Bruxelles un sommet avec des proches de l’administration Trump, révélant ses liens avec l’internationale réactionnaire. Cette dualité entre communication et pratique politique est au cœur des critiques qui lui sont adressées.
Les municipales de 2026 illustrent cette ambiguïté : Bardella n’exclut pas des listes d’union au second tour pour contrer l’extrême gauche, tout en refusant publiquement de s’associer à l’ultradroite, comme en témoigne sa mise en garde contre les hommages à Quentin Deranque. Par ailleurs, des enquêtes pointent des dérives au sein du RN, comme la réinvestiture de candidats controversés ou des accusations de diffamation visant des proches du parti.
Sondage après sondage, Bardella caracole en tête des personnalités politiques les plus soutenues par les Français, devant Emmanuel Macron et Anne Hidalgo. Cette popularité contraste avec les polémiques qui entourent son entourage et ses choix stratégiques. Entre ambition présidentielle et gestion des tensions internes, le jeune leader du RN doit concilier l’héritage du parti et sa volonté de respectabilité, un exercice d’équilibriste de plus en plus scruté.
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