la mère qui a sacrifié sa fille pour des vues : le cas Piper Rockelle

Piper Rockelle, star des réseaux sociaux dès son plus jeune âge, incarne les dérives du « kidfluencing ». À seulement 10 ans, elle cumulait des millions de vues, mais derrière cette réussite se cachait une réalité troublante : sa mère, Tiffany Smith, aurait transformé sa fille en véritable produit marketing, orchestrant chaque aspect de sa vie pour maximiser l’audience et les revenus. Le documentaire Netflix « Mauvaise influence : les dérives du kidfluencing » révèle comment Tiffany Smith, surnommée la « mamanager », a exploité Piper et son groupe d’amis, « The Squad », imposant des rythmes de tournage épuisants et des mises en scène parfois choquantes. Les anciens membres du Squad accusent aujourd’hui Tiffany de maltraitance physique et psychologique, évoquant un environnement toxique, des propos inappropriés et même des allégations de vente de sous-vêtements de Piper à des inconnus en ligne.

En 2022, onze adolescents ont porté plainte contre Tiffany Smith et son associé, Hunter Hill, réclamant 22 millions de dollars pour exploitation et abus. Les témoignages décrivent une course effrénée aux vues, où les enfants étaient contraints de tourner jusqu’à quinze vidéos par jour, dans des conditions souvent dégradantes. Piper, aujourd’hui âgée de 17 ans, est présentée à la fois comme victime et complice d’un système qui a sacrifié son enfance sur l’autel de la célébrité.

Ce scandale soulève des questions cruciales sur la protection des enfants influenceurs, un phénomène en pleine expansion. Alors que les plateformes et les institutions peinent à encadrer ce business juteux, l’histoire de Piper Rockelle devient un symbole des excès d’une industrie où la frontière entre succès et exploitation s’estompe. Si certains voient en Piper une jeune femme manipulée, d’autres l’accusent d’avoir participé à ce système, illustrant la complexité d’un débat qui dépasse le simple cadre familial. Une chose est sûre : ce cas doit servir d’électrochoc pour mieux réguler l’univers impitoyable du kidfluencing.

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