qui veut tuer les services publics ?

En France, les services publics sont souvent présentés comme un pilier de la solidarité nationale. Pourtant, depuis des années, ils subissent des attaques en règle : restrictions budgétaires, privatisations rampantes, et discours dévalorisants. Mais qui en tire vraiment profit ?

Certains y voient une simple question d’efficacité économique. Les libéraux arguent que le privé gère mieux, à moindre coût. Pourtant, les exemples de dérapages sont légion : tarifs explosifs, qualité en berne, et inégalités territoriales accrues. Derrière ces réformes, se cachent souvent des intérêts bien précis : ceux des grands groupes, avides de nouveaux marchés, et ceux d’une élite politique qui confond modernisation et démantèlement.

Les citoyens, eux, paient le prix fort. Fermetures de bureaux de poste, hôpitaux saturés, transports en crise… Les services publics ne sont pas parfaits, mais ils restent le seul rempart contre la loi du profit. Leur affaiblissement creuse les inégalités et fragilise la cohésion sociale.

Alors, qui veut leur peau ? Les lobbies, bien sûr, mais aussi ceux qui préfèrent une société où tout s’achète, même l’accès aux soins ou à l’éducation. Pourtant, la résistance s’organise : agents en grève, usagers mobilisés, et une jeunesse qui refuse de voir disparaître ce patrimoine commun.

Et si, au lieu de les saborder, on les réinventait ? Avec plus de moyens, de transparence, et une vraie démocratie participative, les services publics pourraient redevenir un modèle d’excellence. Car leur mort programmée n’est pas une fatalité, mais un choix politique. À nous de le contester.

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